Comment prévenir l'atrophie cérébrale

23/02/16 à 13:47 - Mise à jour à 13:54

Une étude de la Boston University School of Medicine conclut que le sport est le meilleur moyen de prévenir l'atrophie cérébrale. D'autres habitudes participent aussi à prévenir ce mal, lié aux maladies dégénératives et pertes de mémoire. Explications.

Comment prévenir l'atrophie cérébrale

Atrophie cérébrale © iStockphoto

On soupçonnait déjà l'exercice physique de jouer un rôle dans la prévention du rétrécissement du cerveau chez les personnes âgées. Une nouvelle étude, qui s'étend sur vingt ans, semble confirmer ce que l'on soupçonnait depuis quelques temps. Le meilleur moyen de prévenir l'atrophie cérébrale serait le sport.

Selon cette étude de la Boston University School of Medicine, l'exercice physique chez les individus d'âge moyen peut conduire à une meilleure santé cérébrale sur le long terme. Les participants en dessous de 40 ans en moins bonne forme physique étaient plus enclins à subir des signes d'atrophie cérébrale 20 ans plus tard. A l'inverse, ce n'était pas le cas pour ceux qui étaient en meilleure forme physique.

La méthodologie

Selon l'étude publiée le 10 février dans l'American Journal of Neurology, l'atrophie cérébrale constatée chez les participants était faible mais tout de même assez significative pour engendrer des risques de pertes de mémoire et de démence. Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont exploité des données du Framingham Heart Study, un programme ayant suivi trois générations sur près de 70 ans.

Le groupe de chercheurs, dirigé par by Nicole Spartano de la Boston University School of Medicine, a analysé près de 1.100 participants au programme Framingham ayant effectué des tests sur tapis roulants et des IRM lorsqu'ils avaient 40 ans. Les participants n'étaient pas sujets à des maladies cardiaques, ni à la démence. Les mêmes participants avaient effectué un test similaire 20 après plus tard.

Le test sur tapis de course a fourni des informations au sujet de la santé physique et cardiaque des participants, tout en évaluant leur endurance. Ce calcul était basé sur la durée supportée sur le tapis de course avant que leur coeur n'atteigne 85% du rythme cardiaque maximal. Le temps passé sur le tapis roulant était ensuite utilisé pour estimer la consommation maximale d'oxygène en une minute (VO2max).

Résultat, chez les individus sains, les sommets de VO2 représentent en moyenne 30 à 40 mL/kg/min (millilitres d'oxygène par kilogramme de masse corporelle et par minute). Pour les athlètes de haut niveau par exemple, ce taux est deux fois plus élevé.

D'après une autre étude, les individus dont l'alimentation est riche en Omega 3 et vitamines C, D, E et B seraient moins prédisposés à présenter des signes de rétrécissement du cerveau lié à des maladies de type Alzheimer. On retrouve ces nutriments principalement dans le poisson. Pour la vitamine B et les antioxydants C et E, il se trouvent dans les fruits et légumes.

Les facteurs favorisant l'atrophie cérébrale

Le vieillissement est fatalement l'une des causes principales de la perte de neurones, soit d'un rétrécissement du cerveau provoquant l'atrophie cérébrale. D'autres facteurs peuvent cependant accélérer le processus.

Une forte consommation d'alcool est susceptible d'accélérer l'atrophie cérébrale. Lors d'une étude du Wellesley College en 2007, les chercheurs ont découvert que la consommation de plus de 14 verres pas semaine entrainait en moyenne une diminution du volume cérébral par rapport à la taille du crâne, en comparaison avec ceux qui ne buvaient pas. Ainsi leur conclusion était que plus on boit d'alcool, plus le volume du cerveau s'amenuise.

Fumer tue. Voilà ce qui est inscrit en gros sur les paquets de cigarettes en Europe et dans la plupart des pays du monde. Ce qu'on dit moins souvent, c'est que fumer tue...les cellules du cerveau. Une étude de 2010 met en lien atrophie cérébrale et tabagisme chronique. Il semblerait que le tabagisme soit donc associé à une déficience cognitive, une altération du processus d'apprentissage, de travail et de mémoire. Le tabagisme serait donc lié à de nombreuses formes de maladies neurodégénératives.

Par ailleurs, certains troubles comme la sclérose en plaques et la maladie de Huntington sont susceptibles d'entraîner une diminution du volume du cerveau. De fortes lésions cérébrales (dûes à un choc par exemple) peuvent également endommager les tissus cérébraux et donc favoriser des troubles cognitifs.

Source: Medical News Today

MH Dufays

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