Comment Facebook et Snapchat modifient notre façon de penser

15/03/16 à 15:00 - Mise à jour à 15:00

Source: The Independent

Les personnes qui utilisent avec excès les réseaux sociaux et les applications de messageries instantanées peuvent manquer de profondeur morale et intellectuelle, c'est ce que révèlent de récentes études, avance The Independent.

Comment Facebook et Snapchat modifient notre façon de penser

© istock

Des études démontrent que les personnes qui envoient de nombreux messages instantanés via Facebook et Snapchat ou qui utilisent intensivement les réseaux sociaux étaient moins aptes à s'engager dans des pensées plus profondes et donnaient moins d'importance à des objectifs moraux dans leur vie.

L'auteur Nicholas G Carr, dans son ouvrage The Shallows nominé pour le prix Pulitzer, aborde la possibilité qu'internet modifie notre manière de penser, de lire et de nous souvenir des évènements de notre existence.

Carr va jusqu'à avancer qu'utiliser Internet cause le déclin de notre faculté de réflexion. La raison principale est la nature rapide des communications qui implique généralement des messages courts, des tweets et des informations qui ne demandent pas beaucoup de temps, ni d'efforts, pour être produites.

Selon son "hypothèse de manque de profondeur", l'hyperconnectivité, les divertissements sur mobiles, et les réseaux sociaux toujours à portée de main ont conduit au déclin spectaculaire de notre faculté de réflexion dans la vie de tous les jours.

Son idée part du fait que vu que nous sommes de plus en plus habitués à une communication courte et rapide, nous nous habituons aussi à une pensée courte et rapide. Cela contribue, toujours selon Carr, à délaisser la moralité et à donner plus d'importance à l'hédonisme et au narcissisme.

En 2013, une étude de l'Université du Wisconsin avait découvert que sur 2 314 interviewés, ceux qui envoyaient le plus de messages instantanés avaient des caractères de personnalité de personnes qui montraient peu d'intérêts et peu de sens critique.

Les participants à l'étude qui envoyaient très fréquemment des sms répondaient rarement positivement à des affirmations telles que "je veux vivre une vie éthique et pleine de principes" ou "je veux vivre une vie basée sur l'intégrité".

En savoir plus sur:

Nos partenaires