Comment distinguer une grippe d'un simple refroidissement?

10/02/15 à 11:10 - Mise à jour à 11/02/15 à 08:58

Source: Bodytalk

La grippe peut provoquer une myocardite (infection du muscle cardiaque), et elle n'est donc pas à prendre à la légère. Elle est alors une contre-indication à l'entraînement, contrairement au simple refroidissement. Mais comment distinguer les deux ?

Comment distinguer une grippe d'un simple refroidissement?

Les rhumes sont provoqués par des rhinovirus (de rhinos signifiant nez, en grec), famille qui compte une centaine de virus différents et plutôt inoffensifs. L'infection guérit habituellement après une bonne semaine. Quant à la grippe, elle est provoquée par le virus Influenza, qui connaît de très nombreuses variantes et dont les mutations sont fréquentes. Certaines grippes rendent plus malade que d'autres, et chacun ne réagit pas de la même manière. Notre résistance personnelle dépend notamment de l'immunité que nous avons acquise (ou pas) contre la variante concernée, que cette immunité ait été acquise naturellement, au cours d'une infection antérieure, ou par la vaccination.

Limite supérieure

Il existe une règle simple et assez efficace pour faire la différence entre un refroidissement et une grippe : tant que les symptômes ne touchent que les zones situées au-dessus du cou, comme un nez bouché ou qui coule avec, éventuellement, quelques maux de tête, de gorge ou d'oreilles, le problème est en principe tout à fait bénin, et il est permis de poursuivre la pratique sportive habituelle.

Par contre, il s'agit très probablement d'une grippe si des symptômes sont également présents en dessous du cou, et plus particulièrement au niveau des voies respiratoires (respiration sifflante ou difficile, manque de souffle) ou des muscles (douleurs). Surtout si vous êtes fiévreux, même si votre nez n'est pas bouché. La dyspnée (difficulté de respirer) est un symptôme important, car elle peut correspondre à une infection du muscle cardiaque qui traduit une faiblesse temporaire du coeur.

Bouger, mais pas s'entraîner

La présence d'une dyspnée au cours d'une infection virale est donc un signal dont il faut tenir compte, et ce n'est certainement pas le moment de faire du sport. Si bouger raisonnablement reste une bonne chose, les séances d'entraînement représentent une surcharge qui pourrait être néfaste au coeur. L'entraînement peut bien entendu être repris dès la guérison, mais sans forcer au début.

Suer ne sert à rien

L'idée que se faire transpirer accélérerait la guérison n'est qu'une fable. Il est vrai que le nez peut se dégager lors de la pratique sportive, mais cette amélioration ne signifie en rien une victoire sur l'infection. D'ailleurs, elle ne dure au mieux qu'une petite heure. La guérison s'obtiendra lorsque le système immunitaire de l'organisme aura pris le dessus. Cela demande du temps, mais pas de la sueur.

Ceci dit, il ne faut pas perdre de vue que la pratique sportive régulière a globalement un effet positif sur les défenses de l'organisme. Les sportifs qui ne forcent pas sont en moyenne moins sujets aux refroidissements que ceux d'entre nous qui bougent peu voire pas du tout. Il en va autrement pour les sportifs de haut niveau, chez qui l'entraînement intensif et la compétition menacent les défenses et les rendent donc particulièrement vulnérables aux infections. La vaccination contre la grippe leur est conseillée, comme à toute personne plus fragile, du reste.

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