Ce qu'il faut savoir sur le nouveau coronavirus

08/05/13 à 14:22 - Mise à jour à 14:22

Source: Le Vif

Un premier cas de Coronavirus, un nouveau virus proche du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) a été confirmé en France chez une personne de 65 ans de retour des Emirats arabes unis.

Ce qu'il faut savoir sur le nouveau coronavirus

© Reuters

Qu'est-ce que ce nouveau coronavirus?

Le nouveau cornoavirus, ou nCoV dans le jaron médical, a été détecté en mai 2012. Il s'agit d'une souche particulière, qui n'avait jamais été identifiée chez l'homme jusque-là.

Le virus provoque, proche du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) provoque une infection respiratoire aigüe. Le nouveau virus est cependant différent du SRAS, notamment parce qu'il provoque une insuffisance rénale rapide. L'OMS précise qu'il est "génétiquement assez différent du virus du SRAS".

Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l'homme, qui vont du rhume banal jusqu'au SRAS.

Comment se transmet-il?

Actuellement, l'OMS ne dispose cependant pas d'assez d'informations sur le nouveau coronavirus pour parvenir à des conclusions sur le mode et la source de transmission du coronavirus. "Les données disponibles à ce jour indiquent une possible transmission interhumaine du virus", indique le ministère sur son site internet. "Cependant, plusieurs éléments plaident en faveur d'une contagiosité relativement faible de ce virus", ajoute-t-il.

Quels sont les symptômes?

Les malades présentent les symptômes d'une infection respiratoire aiguë et grave avec fièvre, toux, essoufflement et difficultés respiratoires, selon l'OMS et le ministère de la Santé.

Qui a déjà été atteint?

Avant l'annonce du premier cas de maladie en France ce mercredi, des cas d'infection avaient été détectés en Arabie saoudite, en Jordanie, au Royaume-Uni et en Allemagne. La plupart des personnes atteintes "ont séjourné, avant la survenue de symptômes, dans un des pays de la péninsule arabique ou dans les pays limitrophes", zone "plus particulièrement confrontée à ce risque", souligne le ministère de la Santé.

Au total, 30 cas confirmés dans le monde ont été notifiés à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis septembre 2012 et 18 personnes sont décédées après avoir contracté ce virus, dont 11 en Arabie saoudite.

Où en est le malade français?

Le premier malade français atteint par ce nouveau coronavirus a 65 ans et est hospitalisé à Douai (Nord), a indiqué mercredi le ministère de la Santé.

Le patient a été hospitalisé le 23 avril à Valenciennes, puis transféré à Douai le 29 avril, où il est en réanimation et bénéficie de "soins de suppléance", soit assistance respiratoire et "échange sanguin", a précisé Jean-Yves Grall, Directeur général de la santé, lors d'une conférence de presse.

L'homme avait séjourné à Dubaï du 9 au 17 avril, a-t-il précisé. Il a été hospitalisé avec des troubles respiratoires aigus.

Que font les autorités?

"Ma ligne de conduite est claire: surveillance, transparence, information, détaille Marisol Touraine. Il s'agit d'un cas importé, unique, qui nécessite des mesures de précaution préconisées par les autorités internationales", a-t-elle encore dit. Un dispositif de surveillance a été mis en place dès décembre 2012 par l'Institut de Veille Sanitaire.

Le Haut Conseil de la Santé a aussi émis en mars dernier un avis sur la prise en charge des patients suspectés d'infections dues au nouveau coronavirus. Il recommande notamment "l'hospitalisation et suivi de tout patient confirmé ou classé possible", "l'information des contacts des cas confirmés" et des "mesures d'isolement des cas possibles et confirmés".

L'OMS a appelé à la vigilance à l'égard de cette grave infection respiratoire, et encouragé les Etats à poursuivre leur surveillance. Elle avait indiqué le mois dernier travailler avec des experts internationaux et des pays où des cas ont été enregistrés pour évaluer la situation et étudier des recommandations de vigilance.

"Ce qui va se passer maintenant, c'est la recherche de cas contact" (chez des personnes ayant été en contact avec le malade), précise-t-on au ministère de la Santé.

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