Arthrose : mise au point d'un implant novateur pour réparer le cartilage

10/06/16 à 18:35 - Mise à jour à 18:35

Source: Afp

Des chercheurs français ont rapporté avoir mis au point un nouvelle génération d'implants pour réparer le cartilage articulaire, une innovation qui pourrait redonner de l'espoir aux patients atteints d'arthrose, dans une étude publiée dans la revue Trends in Biotechnology.

Arthrose : mise au point d'un implant novateur pour réparer le cartilage

© Getty Images/iStockphoto

Pour l'instant, toutefois, le nouvel implant ostéo-articulaire n'a encore été testé avec succès que sur des brebis. "Nous sommes en attente de financement pour pouvoir lancer les essais cliniques chez l'homme", a indiqué à l'AFP Nadia Benkirane-Jessel, directrice de recherche à l'Inserm qui a mis au point l'implant avec une équipe conjointe Inserm/Université de Strasbourg.

La mobilité des articulations est assurée par le cartilage qui permet le glissement de deux os l'un sur l'autre. Mais il a tendance à disparaître avec l'âge. Lorsque la destruction du cartilage s'étend aux autres structures de l'articulation et notamment à l'os sous-chondral (situé sous le cartilage), on parle d'arthrose.

Peu de solutions existent, en dehors de la pose de prothèse. Une autre technique consiste à injecter dans l'articulation du patient un échantillon de ses propres cellules de cartilage, mais les résultats sont souvent décevants car l'os est déjà lésé.

L'équipe strasbourgeoise a donc décidé de s'attaquer en parallèle à la réparation de l'os et du cartilage, en imaginant un implant composé de deux compartiments : le premier se présente sous la forme d'une membrane de nanoréservoirs qui renferment des facteurs de croissance de l'os.

Le second contient notamment des cellules souches dérivées de la moelle osseuse du "patient". "L'implant déjà breveté, sera mis en place par un seul acte chirurgical" précise la chercheuse qui espère pouvoir prochainement lancer un essai clinique sur 30 patients âgés de 18 à 50 ans et ayant une lésion articulaire du genou.

Ce premier essai (dit de "phase 1)" consistera surtout à tester la "faisabilité" de l'implant. S'il est concluant, il sera suivi d'autres essais qui évalueront son efficacité avant toute commercialisation éventuelle. Selon Mme Jessel, l'implant pourrait être utilisé non seulement dans l'arthrose, mais dans le traitement "de toutes les lésions articulaires", notamment celles provoquées par des traumatismes.

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