Arrêter de fumer avec une aide est dix fois plus efficace

06/08/15 à 10:12 - Mise à jour à 10:12

Source: Belga

Les fumeurs faisant appel aux coaches de Tabacstop ont réussi à se débarrasser de leur addiction dans près de la moitié des cas (45%). Un an plus tard, un tiers d'entre eux n'avait toujours pas refumé alors que le taux de réussite chez les personnes qui tentent d'arrêter sans aide extérieure ne s'élève qu'à 3 à 5%, révèle la Fondation contre le cancer jeudi.

Arrêter de fumer avec une aide est dix fois plus efficace

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La Fondation rappelle que la nicotine est une substance particulièrement addictive qui engendre une perte rapide du contrôle cognitif. En comparaison, 15 à 20% des consommateurs de drogues dures comme la cocaïne et l'héroïne réussissent à mettre un terme à leur accoutumance dès leur première tentative. L'assistance d'un tabacologue est essentielle pour aider le fumeur à doser correctement la médication destinée à atténuer les principaux symptômes physiques et parvenir à un arrêt confortable, indique l'association. "Mais pour arrêter de façon vraiment définitive, un fumeur doit 'faire son deuil' du pic de plaisir que procure la nicotine. Le nouveau rapport de Tabacstop montre que l'on y parvient jusqu'à 10 fois mieux avec l'aide d'un coach personnel." Cependant, pour parvenir à un meilleur taux de réussite dans la lutte contre le tabagisme, la Fondation contre le cancer enjoint le gouvernement fédéral à réaliser plus d'efforts en ce sens. Elle dénonce ainsi le fait que, si le tabac a engendré quelque 2,9 milliards d'euros de recettes fiscales (accises et TVA) en 2014, à peine 5,5 millions d'euros de cette somme ont été réinvestis dans l'aide à l'arrêt tabagique, soit 0,2%. Elle dénonce de plus les dispositions du "tax shift" qui, tout en augmentant les accises sur le tabac, accroît les marges bénéficiaires des cigarettiers. "Quand décidera-t-on enfin d'investir massivement dans les mesures antitabac et l'aide à l'arrêt tabagique, afin d'épargner à long terme dans les dépenses de l'assurance maladie ? ", s'interroge en conclusion l'organisation.

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