Rien ne justifie les mutilations génitales selon l'ONU

06/02/14 à 13:41 - Mise à jour à 13:41

Source: Le Vif

(Belga) Aucun motif lié au développement, à la religion ou à la santé ne justifie les mutilations génitales féminines, a affirmé jeudi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un message publié à Genève et New York, où il a appelé à éliminer cette pratique, à l'occasion de la Journée de la tolérance zéro à son égard.

"Aucun motif tenant au développement, à la religion ou à la santé ne saurait justifier qu'une fille ou une femme soit excisée ou mutilée. D'aucuns diraient qu'il s'agit d'une tradition. N'oublions pas que cet argument peu convaincant a également été utilisé pour défendre l'esclavage, les crimes d'honneur et d'autres pratiques inhumaines", a déclaré Ban Ki-moon. "Toute tradition qui a un caractère dégradant ou déshumanisant et porte atteinte à l'intégrité de la personne humaine constitue une violation des droits de l'homme. Il faut s'élever haut et fort contre cette tradition jusqu'à ce qu'elle soit abandonnée." D'après les estimations de l'ONU, plus de 125 millions de filles et de femmes vivant aujourd'hui dans 29 pays d'Afrique et du Moyen-Orient, auraient été excisées. Si la tendance se maintient, dans le monde entier, quelque 86 millions de jeunes filles risquent de subir cette pratique, sous une forme ou une autre, d'ici à 2030. Le secrétaire général de l'ONU a en même temps fait état de progrès. "Il est encourageant de constater que de plus en plus de communautés locales s'associent et conviennent publiquement de mettre un terme aux mutilations génitales féminines", a-t-il dit. Dernièrement, l'Ouganda, le Kenya et la Guinée-Bissau ont adopté des lois visant à mettre fin aux mutilations génitales féminines. En Éthiopie, des responsables ont été arrêtés, jugés et sanctionnés, sous l'oeil des médias, ce qui a sensibilisé l'opinion publique. Enfin au Soudan, la campagne intitulée "Saleema" fait évoluer la société, selon l'ONU. (Belga)

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