Réunion des exécutifs francophones et flamand: on dessine la Belgique de demain

07/12/12 à 20:16 - Mise à jour à 20:16

Source: Le Vif

(Belga) Les gouvernement flamand, wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont tenu vendredi une réunion conjointe. Une telle initiative est rare voire inédite dans cette configuration.

Réunion des exécutifs francophones et flamand: on dessine la Belgique de demain

Neuf points étaient à l'ordre du jour, dont l'accord de coopération culturelle et le Jardin botanique de Meise. Les représentants des entités ont également affiché leur volonté de se présenter unis devant l'Europe ou devant le pouvoir fédéral. Ils ont ainsi exprimé le souhait de préparer avec plus de précision et le concours d'une avant-garde de fonctionnaires fédéraux les transferts de compétences prévus dans l'accord institutionnel. "On redessine la Belgique de demain en montrant comment Régions et Communautés peuvent travailler main dans la main et conclure des accords", a souligné le vice-président Ecolo des exécutifs francophones, Jean-Marc Nollet. Pour qualifier l'accord de coopération en matière culturelle entre Communauté flamande et française, l'expression de "moment historique" n'a pas manqué d'être utilisée tant par les ministres flamands que francophones. Une absence a toutefois été remarquée: celle de la Région bruxelloise. Le ministre-président francophone Rudy Demotte a expliqué cela par les compétences qui étaient en jeu. Son homologue Kris Peeters est lui resté muet. Dans de nombreuses interviews, il a déjà expliqué que Bruxelles ne constituait pas une Région à part entière. L'expression de Fédération Wallonie-Bruxelles, censée remplacer la Communauté française, avait suscité la colère de nombreux mandataires flamands, à commencer par M. Peeters, qui y voyait une tentative d'appropriation de la Région capitale. La dénomination a été soigneusement omise dans les communiqués de presse qui tous parlent de Communauté française. Elle n'a pas non plus été utilisée lors de la conférence de presse, M. Demotte se contentant à un moment de citer la "Communauté française Wallonie-Bruxelles". (JOHN THYS)

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