Réseau 4G - Evelyne Huytebroeck déposera une proposition d'ici quinze jours

18/02/13 à 16:54 - Mise à jour à 16:54

Source: Le Vif

(Belga) La ministre bruxelloise de l'Environnement Evelyne Huytebroeck déposera d'ici une quinzaine de jours une proposition visant à adapter la législation bruxelloise afin de permettre l'installation d'un réseau de mobilophonie de 4ème génération (4G), a-t-elle fait savoir lundi, confirmant explicitement l'information du quotidien 'l'Echo' selon lequel la ministre Ecolo avait finalisé son compromis.

Ce dossier avait fait une entrée remarquée sur le devant de la scène le 29 janvier dernier par l'entremise du patron de Belgacom, Didier Bellens, qui avait notamment sévèrement critiqué les normes de rayonnement en vigueur en Région de Bruxelles-Capitale. Selon lui, celles-ci ne permettent pas à Belgacom d'y offrir la technologie 4G qu'elle est en train de déployer en Belgique pour proposer un accès plus rapide à internet. Bruxelles dit "fuck you" aux entreprises qui l'attendent, avait-il notamment dit. Dans la proposition qu'elle a elle-même explicitée lundi, Evelyne Huytebroeck entend permettre la co-existence du réseau 4G avec les 3G et 2G plus anciens, ce dernier étant appelé à disparaître. Se déclarant fidèle à son engagement à veiller à un équilibre entre le progrès technologique et la santé, Evelyne Huytebroeck a précisé qu'elle entendait maintenir la norme de 3 volt/mètre pour tous les réseaux. Mais elle sera comptabilisée par paquets (réseaux 2 et 3G, d'une part; le 4 G d'autre part). "Nous voulons le 4 G sur Bruxelles car c'est la technologie de communication la moins polluante. C'est transitoire car le pot 2G et 3G s'éteindra d'ici quelques années. La formule que je propose consiste à adapter la législation bruxelloise sans évacuer ce qui a été mis en place depuis quatre ans, a affirmé la ministre à l'agence Belga. Selon elle, il devrait être possible d'installer le 4G à Bruxelles à partir de l'automne prochain. D'après la ministre de l'Environnement, les opérateurs se sont jusqu'à présent montrés hostiles à une régulation. La proposition qui sera sur la table du gouvernement Picqué est réalisable moyennant certes des investissements "que vaut bien la santé des citoyens", a-t-elle insisté. (JDD)

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