Remise de la dompéridone sous prescription: l'industrie du médicament sceptique

08/05/13 à 15:02 - Mise à jour à 15:02

Source: Le Vif

(Belga) BACHI, l'association des entreprises qui proposent des médicaments en vente libre en Belgique, souhaite poursuivre le dialogue et la réflexion au sujet du projet de remettre la dompéridone sous prescription. Dans un communiqué de presse publié mercredi, l'association souligne les conséquences de cette décision sur le "coût global pour la collectivité" et le rapport bénéfice-risque "largement positif" de certains médicaments passés en vente libre.

Remise de la dompéridone sous prescription: l'industrie du médicament sceptique

L'Agence fédérale belge des médicaments et produits de santé (AFMPS) a décidé que les médicaments contenant de la dompéridone (le Motilium notamment) ne seront plus disponibles que sur prescription médicale, à partir de la fin de l'année. Selon certains chercheurs, la dompéridone pourrait provoquer des troubles du rythme cardiaque. Dans son communiqué de presse, l'association BACHI dit comprendre la volonté des autorités d'encadrer l'utilisation des médicaments mais demande à la ministre de la Santé et à l'AFMPS de "poursuivre le dialogue et la réflexion". Les médicaments à base de dompéridone sont "bien connus et utilisés depuis de nombreuses années, sans problème notoire autres que ceux qui sont déjà connus et documentés", argumente-t-elle. L'association souligne également le rapport bénéfice-risque "largement positif" de certains médicaments passés en vente libre et rappelle qu'il existe des balises "bien claires" pour leur utilisation (avis indispensable du pharmacien notamment). "Plus de 45% du total des médicaments enregistrés auprès des autorités belges de la Santé concernent d'ailleurs des médicaments en vente libre, pour lesquels aucun problème notoire n'est rapporté", ajoute René Van Reeth, administrateur délégué de BACHI. "Il faut donc bien réfléchir avant d'imposer une consultation médicale avant chaque utilisation d'un médicament d'usage aussi courant car chaque euro dépensé compte pour le citoyen comme pour l'assurance maladie." (Belga)

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