Régime et opposition syrienne s'accusent d'avoir violé la trêve humanitaire à Homs

08/02/14 à 15:11 - Mise à jour à 15:11

Source: Le Vif

(Belga) Le régime et les rebelles en Syrie se sont mutuellement accusés samedi d'avoir violé la trêve humanitaire conclue pour permettre une évacuation des civils et l'entrée d'une aide d'urgence à Homs, où des quartiers sont assiégés depuis plus de 600 jours. Cinq explosions ont retenti à 08H30 (07H30 en Belgique) dans les secteurs assiégés de la ville, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Régime et opposition syrienne s'accusent d'avoir violé la trêve humanitaire à Homs

"Les groupes terroristes armés ont rompu la trêve ce matin dans la Vieille ville de Homs avec des tirs d'obus de mortier sur le siège de la police", a précisé le gouverneur de la province, Talal al-Barazi, cité par l'agence de presse officielle Sana. "Il a été communiqué aux commandants militaires de faire preuve d'une retenue maximale pour permettre l'évacuation de civils retenus par les groupes armés dans ma Vieille ville de Homs", a-t-il ajouté. Des militants ont pour leur part accusé dans un communiqué le régime de violer la trêve. "Les secteurs assiégés ont été bombardés au mortier depuis samedi matin (...). Le bombardement vise également la route que doit emprunter le convoi humanitaire", ont affirmé les militants, assurant que les tirs provenaient des secteurs pro-régime à majorité alaouite. Homs est divisée sur des bases confessionnelles, la majorité des sunnites soutenant les rebelles tandis que les alaouites, issus de la même communauté religieuse que le président Bachar al-Assad appuient le régime. L'évacuation de Homs et la distribution de nourriture et de matériel médical font partie de l'accord conclu entre l'ONU, le gouvernement syrien et les rebelles après des mois de négociations. Vendredi, 83 femmes, enfants et personnes âgées ont été évacués de la vieille ville, et ces évacuations devaient se poursuivre, selon l'ONU. (Belga)

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