Réfugiés syriens - Les socialistes pressent De Block d'intensifier la réinstallation

16/01/14 à 12:58 - Mise à jour à 12:58

Source: Le Vif

(Belga) Les socialistes flamands et francophones pressent la secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration, Maggie De Block, d'aller au-delà du quota de réinstallation prévu pour les réfugiés. Interpellée mardi en Commission du Sénat, l'intéressée leur a toutefois signifié que le point n'était pas à l'ordre du jour.

Le nombre de personnes qui ont fui la Syrie est estimé à 2,3 millions. Ces réfugiés se trouvent essentiellement dans les pays limitrophes (Liban, Jordanie, etc.). Le seul Liban doit faire face à un afflux d'au moins 900.000 personnes, lui qui abrite une population de 4 millions d'habitants. Parmi les moyens de soulager un peu cette pression figure la réinstallation durable de réfugiés dans des pays tiers. Mardi, tant Dalila Douifi (sp.a) que Marie Arena (PS) ont insisté pour que la Belgique aille au-delà du quota qu'elle s'est fixé, ainsi que le demande le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR). Actuellement, une centaine de places est prévue, dont 75 ont été réservées à des Syriens. En 2020, la capacité de réinstallation s'élèvera à 250 places. La réinstallation suppose tout un travail d'accompagnement: les personnes passent d'abord de 5 à 6 semaines dans un centre de Fedasil et sont suivies par le CPAS. "Nous ne voulons rien forcer", a souligné Mme De Block. La secrétaire d'État n'envisage pas d'aller au-delà pour l'instant. "Des réinstallations ad hoc sont toujours possibles. Pour l'heure, ce n'est pas le cas mais je ne l'exclus pas. Le cas échéant, je ferai de mon mieux pour que nous puissions offrir un aussi bon accueil qu'auparavant", a-t-elle expliqué. Et de rappeler le taux de reconnaissance important de demandes d'asile ou de protection subsidiaire venant de Syriens: 92%, soit 1.013 protections subsidiaires et 161 statuts de réfugiés accordés l'an passé. Les socialistes ont regretté la timidité de l'effort dans le domaine de la réinstallation. Marie Arena a évoqué les voyages récents accomplis par le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères au Liban, où ils ont exprimé leur préoccupation à l'égard des réfugiés. "Si aucune extension de la capacité d'installation n'est possible, je m'en étonne vivement car notre gouvernement se soucie de la situation, notamment au Liban, et de la tension que provoque la présence de millions de civils syriens dans les pays voisins. Il est difficile de se dire soucieux de la situation des civils syriens mais de refuser de faire plus en Belgique pour l'améliorer", a-t-elle dit. (Belga)

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