Réforme du paysage universitaire - Interruption de cours dans plusieurs établissements liés à l'UCL à Bruxelles

11/12/12 à 16:44 - Mise à jour à 16:44

Source: Le Vif

(Belga) Cinq institutions de l'enseignement supérieur présentes à Bruxelles, emmenées par l'UCL, tiennent ces mardi et mercredi des séances d'informations pour s'opposer à l'avant-projet de décret du ministre Jean-Claude Marcourt réformant le paysage de l'enseignement supérieur.

Réforme du paysage universitaire - Interruption de cours dans plusieurs établissements liés à l'UCL à Bruxelles

"Les responsables entendent exprimer ainsi leur désaccord sur un projet de décret qui tend à briser les dynamiques positives en place entre établissements au profit de nouvelles structures étouffant toute liberté d'association", indiquent dans un communiqué commun l'UCL et quatre hautes écoles (EPHEC, ICHEC, Galillée et Vinci). Selon l'avant-projet, les habilitations bruxelloises de ces dernières seraient attachées au pôle Bruxelles centré sur l'ULB. Elles regroupent 47.000 étudiants et 7.700 membres du personnel. Ces institutions disent s'inquiéter du "forcing" du ministre Marcourt auprès du gouvernement pour faire adopter un projet "qui entraînera une bureaucratisation de l'enseignement supérieur, une uniformisation des offres, une concurrence exacerbée entre pôles géographiques et une ignorance des spécificités des Hautes Ecoles". Elles questionnent également le coût financier que cette réforme va engendrer pour la communauté et pour les étudiants avec le risque d'allongement des études. "A l'inverse de ces nouvelles structures artificielles (ARES et pôles) qui n'apportent aucune plus-value pour l'étudiant, les responsables plaident en faveur d'un projet qui s'appuie sur la dynamique des collaborations existantes, respecte la liberté académique et l'autonomie des établissements et encourage la qualité de l'enseignement", ajoutent les institutions signataires. Interpellé mardi matin au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt a une nouvelle fois défendu son projet, soulignant qu'il était ouvert à la concertation. Le ministre a appelé à un débat de raison et non d'émotion, assurant que les craintes ne reposaient sur aucun élément concret. (LAURIE DIEFFEMBACQ)

Nos partenaires