Réforme de l'Etat - Une cause d'injustice pour Bruxelles et les francophones de la périphérie, dit O. Maingain

10/07/13 à 17:10 - Mise à jour à 17:10

Source: Le Vif

(Belga) La réforme de l'Etat est une opération d'austérité budgétaire portant atteinte au niveau de vie de tous les citoyens et qui reste une cause d'injustice pour Bruxelles et les francophones de la périphérie, a affirmé mercredi le président des FDF, Olivier Maingain. Pour lui, les accords institutionnels engagent la Belgique sur la voie du confédéralisme qui affaiblira l'Etat belge et coûtera cher à tous les citoyens du pays.

Réforme de l'Etat - Une cause d'injustice pour Bruxelles et les francophones de la périphérie, dit O. Maingain

"Ces réformes institutionnelles, qui satisfont largement les revendications du parlement flamand, sont une véritable remise en cause des droits et avantages dont bénéficient jusqu'à présent tous les citoyens du pays. La vérité sera plus dure encore lorsque les familles dans chaque région, sans doute plus directement en Wallonie et à Bruxelles, devront constater qu'elles ne bénéficient plus du même montant d'allocations familiales et que certaines d'entre elles verront celui-ci diminuer sensiblement. Idem dans le secteur des soins de santé et de l'aide aux personnes", a prédit le président des FDF. D'après Olivier Maingain, cela explique pourquoi le gouvernement Di Rupo et la famille écologiste ne feront entrer en vigueur cette réforme qu'après les élections de 2014. "Voilà pourquoi aussi le président de la N-VA, Bart De Wever, n'est plus demandeur d'une septième réforme de l'Etat. Le confédéralisme coûte également cher aux citoyens flamands maintenant que la crise rend leur Région plus vulnérable sur le plan économique. Bart De Wever sait qu'il aura encore besoin de la solidarité de la Wallonie et de Bruxelles, grâce à leur dynamisme démographique, pour financer les besoins d'une population flamande plus vieillissante", a encore commenté le président des Fédéralistes Démocrates Francophones, soulignant que par contre, en dépit de besoins de refinancement immédiats, celui-ci n'interviendra à Bruxelles au mieux, de manière très partielle, qu'à partir de 2014. Enfin, un accord qui consacre tant d'injustices pour les 150.000 francophones de la périphérie bruxelloise et qui enferme toujours Bruxelles en Flandre n'est pas de nature à créer l'apaisement, a-t-il encore dit. (Belga)

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