Réforme de l'enseignement supérieur - Le FDF dénonce les visées régionalistes de Jean-Claude Marcourt

21/12/12 à 18:01 - Mise à jour à 18:01

Source: Le Vif

(Belga) Les FDF ont pourfendu vendredi, au cours d'une conférence de presse, le projet de réforme de l'Enseignement supérieur concocté par le ministre Jean-Claude Marcourt (PS).

Évoquant la "régionalisation" de l'enseignement supérieur "et à terme de l'enseignement obligatoire" que contiendrait en germe ce projet, la députée Caroline Persoons a dénoncé le "carcan" créé autour de Bruxelles, singulièrement en provoquant la scission du pôle UCL. Faisant écho aux événements du "Walen buiten" qui précipitèrent le départ des francophones de l'université de Louvain, Mme Persoons a fait observer que "le slogan de 1964 'Après Louvain, Bruxelles' résonne de façon étonnante". D'autant plus "qu'il nous est envoyé par un ministre de l'Enseignement francophone", a renchéri le président des FDF, Olivier Maingain. Le ministre souhaite réorganiser l'enseignement supérieur en une académie unique (ARES) et cinq pôles géographiques. Les FDF approuvent l'idée d'un seul organe de concertation entre les secteurs de la recherche et les universités et entre universités et Hautes Écoles. Mais, soulignent-ils, la coordination ne peut se faire au détriment de la liberté académique. Les Fédéralistes demandent que le paysage de l'enseignement universitaire se fonde sur deux ancrages: des pouvoirs organisateurs construits sur base des trois Académies (Wallonie-Bruxelles qui associe ULB et l'UMons, Wallonie-Europe, autour de l'ULg et Louvain) et le renforcement, via des "pôles thématiques" (bio-ingénierie, pharmaceutique, technologie informatique...) de zones de développement économiques basées dans des zonings industriels. "Il faut forcer les établissements supérieurs à faire partie des Académies", a dit Caroline Persoons. "En tout cas, il faut leur donner un délai", a précisé Olivier Maingain. (OCH)

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