Réforme de l'enseignement flamand - Accueil positif dans les réseaux, mais rien de concret avant 2014

05/06/13 à 11:55 - Mise à jour à 11:55

Source: Le Vif

(Belga) L'accord intervenu au cours de la nuit au gouvernement flamand sur le projet de réforme de l'enseignement secondaire a reçu un accueil positif dans les réseaux d'enseignement catholique et communautaire de Flandre.

Réforme de l'enseignement flamand - Accueil positif dans les réseaux, mais rien de concret avant 2014

Au terme de plusieurs jours de crise sur ce dossier, le gouvernement flamand (CD&V, sp.a, N-VA) s'est mis d'accord mardi en fin de soirée sur un projet de réforme de l'enseignement secondaire en Flandre. Les négociations ont été tendues, particulièrement entre le sp.a - dont le ministre de l'Enseignement Pascal Smet est à la base de ce projet destinée à lutter contre l'échec et le décrochage scolaire - et la N-VA qui redoutait un nivellement par le bas. Au final, le projet laisse encore une marge de manoeuvre au cours de la prochaine législature. Sur les ondes de la VRT-radio, le ministre-président flamand Kris Peeters a souligné que le gouvernement flamand mettait en place "quelque chose dont tout le monde est convaincu", ... "un plan qui sera mis en place progressivement". Il faisait allusion à l'évaluation préalable du dispositif par des experts. Toujours à la VRT, le ministre Pascal Smet s'est quant à lui dit persuadé que le plan serait mis en oeuvre. De son côté, le président de la N-VA Bart De Wever a souligné que si l'évaluation démontrait que le plan ne constituait pas un plus pour chaque élève, il ne serait pas mis en oeuvre. Il a également placé ce dossier dans le contexte du scrutin de 2014, qui permettra selon lui à l'électeur de se prononcer sur la réforme. Dans les réseaux, Miecke Van Hecke, directrice générale de l'enseignement catholique, a considéré que le nouveau dispositif qui permettra à l'élève de choisir entre cinq domaines, et à l'intérieur de ceux-ci, entre trois types de formation allant de la plus théorique à la plus pratique, était "acquis" à partir de 14 ans. Son alter ego à la tête de l'enseignement communautaire, Raymonda Verdyck, a quant à elle dit espérer que la réforme pourrait commencer plus tôt qu'en 2016, première échéance annoncée. L'accueil est plus mitigé en revanche à la centrale syndicale de l'enseignement catholique (COC), où l'on qualifie l'accord de compromis politique repoussant les décisions à 2016, sans faire disparaître la "hiérarchie" entre types d'enseignement. Le bien-être du personnel ne se retrouve nulle part dans l'accord, ajoute le secrétaire général Jos Van Der Hoeven. (Belga)

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