Record de l'aide au développement en 2013, la Belgique fait un pas en arrière

08/04/14 à 16:07 - Mise à jour à 16:07

Source: Le Vif

(Belga) Malgré les tensions budgétaires qui persistent dans les pays de l'OCDE depuis la crise économique mondiale, ses Etats membres ont affiché une aide aux pays en développement en augmentation de 6,1% en 2013, selon les chiffres de l'Organisation de coopération et de développement économique. La Belgique n'a néanmoins pas suivi cette tendance "du fait d'allégements de dette moins importants en 2013 qu'en 2012".

Record de l'aide au développement en 2013, la Belgique fait un pas en arrière

Les apports nets d'aide publique au développement des donneurs se sont élevés à 134,8 milliards de dollars au total, soit un record historique. Selon une enquête annuelle portant sur les plans de dépenses des donneurs, menée par le Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE, les niveaux d'aide pourraient continuer d'augmenter en 2014, avant de se stabiliser. Sur les 28 membres de l'OCDE, 17 ont augmenté leur budget alloué au développement. Les donneurs les plus généreux, en volume, ont été les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Japon et la France. La Belgique figure parmi les onze qui ont, a contrario, réduit cette aide: avec une coupe de 282 millions d'euros, le gouvernement belge l'a plafonnée à 0,45% de son RNB (revenu national brut), soit une diminution de 6,1%. L'objectif fixé par l'ONU s'élève pourtant à 0,7% du RNB. La Belgique arrive ainsi en neuvième position sur l'échelle des pays de l'OCDE. "Un mauvais signal, qui va de plus à l'encontre des engagements du gouvernement", a expliqué le directeur du Centre national de coopération au développement-11.11.11, Bogdan Vanden Berghe. "La Belgique fait partie des mauvais élèves en matière de quantité de l'aide: le gouvernement qui arrive en fin de législature a décidé de cibler l'aide au développement dans ses opérations de consolidation budgétaire, alors que nombre de pays voisins ont augmenté leur aide malgré la crise. C'est un choix politique: refuser ou non de faire porter aux plus pauvres du monde les conséquences des crises bancaires et des plans d'austérité en Europe", a estimé pour sa part Arnaud Zacharie, secrétaire général du Centre. (Belga)

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