RDC: il faut "maintenir la menace militaire" sur les rebelles hutu rwandais

04/06/14 à 02:05 - Mise à jour à 02:05

Source: Le Vif

(Belga) Le chef de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo, Martin Kobler, a estimé mardi qu'il était "important" de "maintenir la menace militaire" sur les rebelles hutu rwandais, dont une faible partie a fait reddition vendredi dans l'est congolais.

La Monusco et la communauté internationale vont soutenir le "processus de reddition" des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et sont prêtes à leur laisser "un peu de temps" pour se rendre, mais à terme la reddition doit être "crédible, totale", a insisté M. Kobler. Concomitamment, il est "important de maintenir la menace militaire" contre les FDLR, a-t-il précisé, s'exprimant dans une conférence de presse avec les envoyés spéciaux pour la région des Grands Lacs de l'ONU, de l'Union Africaine, de l'Union européenne et des Etats-Unis. Les envoyés spéciaux espèrent d'autres redditions, "mais nous sommes aussi d'accord que c'est nécessaire aussi d'avoir l'option militaire parce que c'est un problème qui a duré trop longtemps", a souligné Mary Robinson, chargée des Grands Lacs pour l'ONU. Les FDLR sont accusées d'avoir participé au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda, qui a fait au moins 800.000 morts, selon l'ONU. Elles comptent entre 1.500 et 4.000 hommes, selon les sources, et sont particulièrement actives dans les Nord- et Sud-Kivu, où elles sont accusées de graves exactions contre les civils (viols, meurtres, pillages, enrôlements d'enfants-soldats...). Vendredi au Nord-Kivu, près de 100 hommes se sont rendus mais aucun des chefs recherchés par la justice nationale ou internationale. Au Sud-Kivu, les redditions n'ont pas pu commencer vendredi pour des raisons logistiques, ont expliqué les FDLR. Kinshasa espère la reddition que 1.400 rebelles d'ici fin juin. Les récalcitrants s'exposeront à des attaques de l'armée et des Casques bleus, et les rendus pourront choisir de "retourner au Rwanda ou demander asile", d'après le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku. (Belga)

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