RDC: évacuation sanitaire envisagée pour l'opposant Tshisekedi

10/08/14 à 17:33 - Mise à jour à 17:33

Source: Le Vif

(Belga) Une évacuation sanitaire est envisagée pour l'opposant congolais Etienne Tshisekedi, dont la santé s'est dégradée ces derniers mois, a-t-on appris dimanche auprès d'une source gouvernementale et d'un collaborateur de l'ex-candidat à la présidentielle.

RDC: évacuation sanitaire envisagée pour l'opposant Tshisekedi

Les "paramètres vitaux" de M. Tshisekedi - 81 ans, souffrant de diabète depuis de longues années - "sont en train de se dégrader dangereusement", a expliqué à l'AFP la source gouvernementale. Elle a affirmé qu'un avion d'"Air Alliance" avait eu l'autorisation pour atterrir dimanche à l'aéroport international de Kinshasa mais que ce n'était "plus du tout sûr" car "la famille refuse qu'il aille en Afrique du Sud, comme le veut son médecin, et préfère Bruxelles". A l'aéroport de Kinshasa, "pour l'instant, l'avion n'a pas encore été annoncé", a souligné le commandant de l'aéroport, Georges Tabora. "L'avion n'est pas encore en contact avec nos services", a-t-il insisté. Un proche collaborateur de M. Tshisekedi a déclaré à l'AFP que l'opposant historique "n'est assurément pas au mieux". "Depuis mars, son état de santé fait du 'yoyo'. Jusqu'à présent, on me confirme son départ demain (lundi) pour Bruxelles mais il y a un black-out complet au niveau de la famille", a-t-il ajouté. Alors que la santé de M. Tshisekedi fait l'objet de spéculations et de rumeurs depuis des mois, alimentées par son absence de la scène publique, un haut cadre de son parti a démenti fermement toute évacuation sanitaire. "Il n'est pas hospitalisé, il est chez lui. Il devait voyager mais pour se rendre aux Etats-Unis, en Belgique et en Allemagne pour des raisons personnelles et politiques", a affirmé à l'AFP le secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Bruno Mavungu, accusant le pouvoir de vouloir "créer la confusion". M. Tshisekedi avait été battu à la présidentielle de 2011 par le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila. Il avait rejeté le résultat du scrutin et s'était proclamé "président élu". (Belga)

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