Rasmussen: "Maintenir les budgets militaires à la hauteur des besoins en sécurité"

31/01/13 à 13:41 - Mise à jour à 13:41

Source: Le Vif

(Belga) Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a appelé jeudi les Etats membres de l'Alliance atlantique à maintenir, malgré la crise économie et la pression sur les finances publiques, des budgets militaires suffisants afin de préserver un niveau de sécurité satisfaisant.

Rasmussen: "Maintenir les budgets militaires à la hauteur des besoins en sécurité"

"Il va de soi que les Etats membres doivent réduire leurs dépenses et leur niveau d'endettement car on ne peut assurer sa sécurité quand on n'a plus d'argent", a commenté jeudi M. Rasmussen lors de la présention à presse du rapport annuel de l'Otan. "Mais notre prospérité dépend aussi de notre sécurité. Les menaces qui pèsent sur nous ne vont pas disparaître parce que nous sommes concentrés sur nos (problèmes) de budgets", a-t-il ajouté. Si l'Alliance reste la première puissance militaire mondiale, les dépenses de ses membres ont tendance à marquer le pas, alors que celles des pays émergents ont fortement progressé ces dernières années, a souligné M. Rasmussen. "Ces différences sensibles, si elles devaient se poursuivre, pourraient mettre la crédibilité politique de l'Alliance en danger", a-t-il jugé. M. Rasmussen a notamment pointé les "déséquilibres" entre les niveaux de dépenses militaires aux Etats-Unis et en Europe, mais aussi entre membres européens eux-mêmes. Il a exprimé la crainte que cette différence d'investissements des deux côtés de l'Atlantique entrave la capacité de travailler ensemble, et mine la volonté américaine d'assister l'Europe. Pour mieux faire face à leurs difficultés budgétaires, le secrétaire général de l'Otan encourage les Etats membres à collaborer davantage pour se doter conjointement des équipements militaires nécessaires, aériens notamment. Même si la plupart des budgets militaires nationaux ont été rabotés depuis le début de la crise en 2008, le secrétaire général de l'Otan a admis jeudi que chaque pays membre avait néanmoins réussi à préserver sa capacité à se déployer et participer à des missions à l'étranger. (JOHN THYS)

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