Procès De Gelder - Le père de l'accusé affichait les mêmes émotions que les proches des victimes

28/02/13 à 19:31 - Mise à jour à 19:31

Source: Le Vif

(Belga) Le juge d'instruction, Paul De Bruecker, a vu chez le père de Kim De Gelder les "mêmes émotions" que chez les proches des victimes de la tuerie de Termonde, a-t-il indiqué jeudi devant la cour d'assises de Gand. Le jour des faits, le père avait essayé de faire parler son fils.

Le 23 janvier 2009 à 15h30, Kim De Gelder était déjà identifié. Son père est arrivé dans les locaux de l'audition pour l'inciter à parler. En vain. C'était un monologue au cours duquel le père passait sa main dans les cheveux de son fils et l'embrassait sur la joue, a témoigné M. De Bruecker. Juste après les faits, Kim De Gelder ne voulait pas parler. Il a été emmené à la prison de Bruges. "Le 25 janvier, on m'a averti que De Gelder voulait me parler", détaille le juge d'instruction. Le jeune homme s'excuse pour le fait qu'il ait gardé le silence depuis deux jours, parle de ses parents et se met à pleurer. Le lendemain, il disait ne pas croire ce qui lui était raconté. "Je ne sais pas", disait-il. Le juge a constaté une première avancée sérieuse dans les auditions le 25 février 2009. Kim De Gelder était prêt à parler. "Ses déclarations ont débouché sur un aveu, tout en y ajoutant de très grandes réserves", précise Paul De Bruecker. C'est en effet à ce moment que le jeune homme devait déclarer avoir agi en obéissant à des voix. Il indiquera par la suite avoir inventé cette version. (JAV)

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