Procès De Gelder - "Je veux rester en prison pour le reste de mes jours"

01/03/13 à 17:43 - Mise à jour à 17:43

Source: Le Vif

(Belga) Quelques extraits vidéo des auditions de Kim De Gelder ont été diffusés vendredi à la cour d'assises de Flandre orientale. Lors des premières auditions, Kim De Gelder refusait de parler des faits, s'intéressant plutôt au potager de l'enquêteur. Il a aussi déclaré vouloir rester en prison pour le restant de ses jours.

Procès De Gelder - "Je veux rester en prison pour le reste de mes jours"

Un extrait d'une audition réalisée le jour des faits, le 23 janvier 2009, à Termonde, montre un Kim De Gelder qui ne bronche pas. Les policiers avaient pourtant bien remarqué qu'il entendait ce qu'ils lui disaient. Ils lui ont par exemple demandé de se pencher en avant pour lui enlever les menottes, ce qu'il a fait sans hésiter. Et lorsque les enquêteurs ont quitté le local, il a fait quelques mouvements de relâchement des muscles de la nuque. Le 25 janvier, il s'est montré disposé à parler. Il a présenté ses excuses pour son attitude des trois jours précédents, expliquant qu'il avait peur. Le lendemain, une audition vidéo s'est déroulée difficilement. Kim De Gelder ne donnait que de courtes réponses et qui ne concernaient pas les événements de Termonde. Il prétendait ne pas pouvoir se souvenir. Il a déclaré se rappeler avoir ouvert les yeux et découvert la police autour de lui. Les enquêteurs ont aussi noté que l'accusé prenait parfois l'initiative lorsque le sujet ne le concernait pas. Les policiers ont ainsi diffusé ce vendredi un extrait dans lequel l'accusé pose plusieurs questions au sujet du potager cultivé par un enquêteur. "Quels légumes cultivez-vous? ", "Sont-ils bons? ", "Meilleurs qu'au magasin ? ", "Le jardin est grand? ", "Employez-vous des produits à pulvériser ? ", demande ainsi Kim De Gelder. A un certain moment, Kim De Gelder prétend savoir ce que sera sa peine. "Je sais que je passerai le reste de ma vie en prison. J'accepte cette sentence", l'entend-on déclarer. "Je ne veux plus retourner dans la société. Je sais que tout le monde me déteste et que je n'y ai plus ma place." (PVO)

Nos partenaires