Près de 70 réfugiés afghans hébergés provisoirement à l'ULB

03/10/13 à 16:25 - Mise à jour à 16:25

Source: Le Vif

(Belga) L'université Libre de Bruxelles (ULB) n'a pas vocation à se substituer aux pouvoirs publics en matière d'accueil des demandeurs d'asile, a affirmé jeudi le vice-président du Conseil d'administration de l'institution universitaire, Martin Casier. L'hébergement d'une septantaine de réfugiés afghans en ses locaux est une mesure provisoire, qui répond à une urgence humanitaire, et par laquelle l'ULB souhaite donner une visibilité à la cause de ces personnes en quête d'un refuge.

"Nous hébergeons jusqu'à vendredi ces demandeurs d'asile dans le cadre d'une urgence humanitaire. Toutefois, l'ULB n'a pas vocation à se substituer aux pouvoirs publics en charge de l'accueil des demandeurs d'asile", a souligné M. Casier lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il s'est fait le porte-parole du soutien politique de l'université à la démarche entreprise par ces Afghans auprès des autorités belges. Le président de la Ligue des Droits de l'Homme, Alexis Deswaef, a pour sa part rappelé dans quelles conditions, illégales selon lui, les quelque 400 demandeurs d'asile qui occupaient un bâtiment à Ixelles, en ont été expulsés la semaine dernière à la demande du Samusocial. Corinne Torrekens, chercheuse au Groupe de recherches sur les relations ethniques, les migrations et l'exclusion (ULB-Germe), a replacé la problématique des Afghans dans un contexte plus large de crise de l'asile. "Depuis le début des années 2000 prévaut un durcissement des politiques d'asile, migratoire et d'intégration en Belgique. Les demandes d'octroi du statut de réfugiés sont en augmentation alors que l'attribution de ce statut est en diminution. Les conditions d'accès à la nationalité belge et au regroupement familial, sont de plus en plus difficiles", selon Mme Torrekens qui a fait remarquer que "les critères de sélection et de refus des dossiers, sont peu transparents". (Belga)

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