Poutine doit obtenir des séparatistes un accès total au site du crash

20/07/14 à 14:07 - Mise à jour à 14:07

Source: Le Vif

(Belga) Le président russe Vladimir Poutine doit "obtenir" des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine un accès "libre et total" à la zone du crash du vol MH17, ont "exigé" dimanche le président français François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron.

Poutine doit obtenir des séparatistes un accès total au site du crash

"Ils sont convenus d'exiger aujourd'hui auprès de M. Poutine qu'il obtienne des séparatistes ukrainiens que les secours et les enquêteurs aient enfin libre et total accès à la zone de la catastrophe du vol MH-17 pour accomplir leur mission", indique la présidence française dans un communiqué après des conversations téléphoniques entre le chef de l'Etat français et les dirigeants britannique et allemand. "Si la Russie ne prend pas immédiatement les mesures nécessaires, les conséquences en seront tirées par l'Union Européenne à l'occasion du Conseil Affaires Etrangères qui se tiendra mardi", préviennent-ils. "La Russie doit comprendre que le règlement de la crise ukrainienne est plus que jamais un impératif après cette tragédie qui a outragé le monde entier", conclut le communiqué. Vendredi et samedi, une trentaine d'inspecteurs de l'OSCE, première équipe internationale arrivée sur les lieux, n'a obtenu qu'un "accès limité" au site étendu sur plusieurs kilomètres où gisent valises éparses, livres, jeux d'enfants et passeports. Certains débris "semblent avoir été déplacés" sur le site du crash du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, a déclaré samedi soir à Donetsk Michael Bociurkiw, porte-parole de la mission d'observation de l'OSCE. Dimanche, l'OSCE a déclaré que ses observateurs ont été informés que 169 corps enlevés du site du crash de l'avion malaisien avaient été placés à bord d'un train réfrigéré en attendant l'arrivée des experts internationaux. Selon un journaliste de l'AFP sur place, plus aucun corps n'était visible sur le site principal du crash de l'avion malaisien sous contrôle des séparatistes. (Belga)

Nos partenaires