Policier tué à Chatillon - Me De Quévy avait déjà dénoncé sa mise sur écoute en chambre du conseil

31/10/12 à 20:15 - Mise à jour à 20:15

Source: Le Vif

(Belga) Les avocats des quatre Français impliqués dans le décès du policier Damien Henryon (25 ans) ont plaidé mercredi après-midi l'irrecevabilité des poursuites pour avoir été mis sur écoute lors des entretiens qu'ils menaient avec leurs clients respectifs à la prison d'Arlon. "J'avais déjà dénoncé la mise sur écoute en chambre du conseil mais celle-ci n'a pas répondu à mon argumentaire. J'ai donc aujourd'hui décidé de faire état de ce problème dans mes conclusions afin que le juge y réponde, et de plaider l'irrecevabilité des poursuites", a précisé Didier De Quévy, l'avocat de Jean-Marie Debenne, à l'agence Belga.

Policier tué à Chatillon - Me De Quévy avait déjà dénoncé sa mise sur écoute en chambre du conseil

"Ce grief est extrêmement grave", s'insurge l'avocat pénaliste Xavier Magnée."Si de tels faits s'avèrent, cela signifiera que les droits de la défense ont été violés. Cela peut mener à une irrecevabilité des poursuites. " "Je peux comprendre qu'on veuille utiliser un maximum de moyens pour savoir qui était vraiment au volant du véhicule ayant provoqué la mort de Damien Henryon, mais ces moyens doivent être légaux", avait déja réagi à l'audience Me Didier De Quévy. Ce serait un juge d'instruction, non saisi de l'affaire, qui aurait autorisé cette pratique. "Un seul juge d'instruction est habilité à agir dans le cadre d'un dossier. De plus, il est impensable de mettre sur écoute les relations entre un avocat et son client. Leurs discussions appartiennent au secret professionnel", indique encore Xavier Magnée. Le jugement dans cette affaire sera rendu le 26 novembre prochain. (JAV)

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