Polémique électorale en Israël après la visite de Mechaal à Gaza

09/12/12 à 11:52 - Mise à jour à 11:52

Source: Le Vif

(Belga) La droite israélienne dirigée par Benjamin Netanyahu et l'opposition s'accusent dimanche d'avoir renforcé le Hamas à l'occasion de la première visite dans la bande de Gaza du chef en exil de ce mouvement islamiste Khaled Mechaal, à l'approche des élections du 22 janvier.

Polémique électorale en Israël après la visite de Mechaal à Gaza

Le ministre de l'éducation Gideon Saar du Likoud, le parti de M. Netanyahu a dénoncé le retrait israélien de la bande de Gaza en 2005 et affirmé que "tous les partis qui prônent de nouveaux retraits en Judée-Samarie (Cisjordanie) vont amener le Hamas au pouvoir" dans cette région. "Seul un gouvernement ferme dirigé par Benjamin Netanyahu peut faire face à l'Iran et son émissaire le Hamas", a ajouté M. Saar. M. Netanyahu a pour sa part accusé lors du conseil des ministres hebdomadaire Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne de "n'avoir pas condamné les déclarations sur la destruction d'Israël (de Khaled Mechaal) de même qu'il n'avait pas condamné les tirs de missiles contre Israël", à partir de la bande de Gaza. "Malheureusement, il (Mahmoud Abbas) aspire à une unité avec le Hamas qui est soutenu par l'Iran", a ajouté M. Netanyahu selon un communiqué. Concernant la Cisjordanie, M. Netanyahu a souligné qu'il n'avait pas l'intention de "commettre la même erreur que celle commise avec le retrait unilatéral de la bande de Gaza (en 2005) qui a amené le Hamas au pouvoir". "Nous résisterons aux pressions internationales", a-t-il prévenu. Le chef du "Foyer juif", un parti ultra-nationaliste Naftali Bennet, allié du Likoud et crédité de 12 députés sur 120 par les sondages, a souligné que son mouvement ferait pression au sein du prochain gouvernement pour empêcher une visite du genre de celle effectuée par Khaled Mechaal. "Je ne comprends pas pourquoi nous l'avons laissé entrer à Gaza et pourquoi une fois qu'il s'y trouve on le liquide pas, car il mérite la mort", a affirmé M. Bennet. (KHALIL)

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