Plusieurs discothèques gay londoniennes boycottent la vodka russe

30/07/13 à 20:07 - Mise à jour à 20:06

Source: Le Vif

(Belga) Plusieurs discothèques gay londoniennes ont indiqué mardi boycotter la vodka russe dans le cadre d'un mouvement mondial qui vise à mettre en évidence les lois contre les homosexuels appliquées en Russie.

Le groupe G-A-Y qui gère la célèbre boîte de nuit Heaven, fait partie de ceux qui ont retiré de la vente les produits russes après l'adoption en juin d'une loi controversée qui punit tout acte de "propagande" homosexuelle devant mineur par de lourdes amendes. Les partisans du boycottage veulent également dénoncer la répression des manifestations pour la défense des droits des homosexuels. "Alors que d'autres pays avancent (sur les droits homosexuels), la Russie recule", a estimé Jeremy Joseph, le fondateur et gérant du groupe G-A-Y, précisant qu'il avait demandé à ses établissements de nuit parmi lesquels Heaven et trois autres club gay, de retirer de la vente, avec effet immédiat, toutes les boissons russes. The Shadow Lounge, qui s'autoproclame "premier club gay d'Europe", et les discothèques gay Compton's et Manbar dans le quartier londonien de Soho ont également annoncé boycotter la vodka russe, citant la marque Stolichnaya comme étant celle qui est la plus affectée. L'écrivain américain Dan Savage avait lancé la semaine dernière cet appel au boycottage en demandant à tous les bars homo de "laisser tomber Stoli et la vodka russe" pour dénoncer ce qu'il qualifie de "pogrom anti-homo de Poutine". Christopher Amos, le propriétaire du Manbar, a affirmé que cet appel "s'était largement propagé dans la communauté gay internationale". La marque Stolichnaya a répondu à cette campagne en publiant vendredi une lettre ouverte dans laquelle elle condamnait "les actes terribles commis par le gouvernement russe". "La vodka Stolichnaya a toujours été et continue d'être un fervent supporteur de la communauté LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle et transsexuelle)", a affirmé Val Mendeleev, le directeur général du groupe SPI qui détient la marque. Il a également affirmé que le gouvernement russe n'avait aucun contrôle et ne possédait pas cette marque dont le siège est au Luxembourg. (Belga)

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