Plus européen et opposé au nationalisme que jamais, Verhofstadt n'est pas prêt à revenir

22/09/12 à 16:51 - Mise à jour à 16:51

Source: Le Vif

(Belga) L'ex-Premier ministre Guy Verhofstadt, actuellement chef de file du groupe libéral au parlement européen, n'est pas prêt de revenir aux affaires en Belgique, même s'il continue, dit-il, d'y militer activement. Il estime que le courant nationaliste, actuellement dominant en Flandre, mais aussi ailleurs en Europe, est une voie sans issue dans le contexte de la mondialisation.

Plus européen et opposé au nationalisme que jamais, Verhofstadt n'est pas prêt à revenir

"Les nationalistes disent que pour protéger l'emploi, la sécurité sociale, ... il faut se retirer derrière les frontières nationales. C'est un mensonge... Pour défendre notre propre modèle social, il faut le faire dans le cadre européen", a commenté Guy Verhofstadt, invité du "Grand Oral" sur la "Première" (RTBF). L'ex-Premier ministre a ouvertement critiqué la N-VA, en jugeant que son co-listier Patrick Dewael "n'a pas tort" de dire que cette formation est un parti d'extrême droite "quand on voit qu'il y a beaucoup de gens de l'extrême droite sur ses listes". Peu enclin à s'exprimer sur les dossiers politiques belges, Guy Verhofstadt a toutefois estimé que la Belgique ne s'en tirait pas trop mal si l'on compare sa situation à celle des autres pays européens dans le contexte de la crise. A propos des nuages noirs qui planent sur le siège liégeois d'Arcelor Mittal, il a estimé qu'il fallait avant tout organiser une rencontre avec Lakshmi Mittal, comme il l'avait fait en 2006, lorsque VW avait annoncé la fermeture de son siège de Forest. "Je ne connais pas assez le dossier pour savoir quelles sont les chances de sauver cette entreprise", a-t-il toutefois tempéré. Guy Verhofstadt s'est dit convaincu de la nécessité de développer une politique industrielle au niveau européen et plus largement d'installer un gouvernement économique européen avec un ministre des finances, une trésorerie et un marché obligataire. La crise européenne tient surtout à l'incapacité des états-nations de transférer davantage de compétences au niveau supra-national et européen, a-t-il enfin dit. (BENOIT DOPPAGNE)

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