Plus de 13.000 femmes excisées vivent en Belgique

05/02/14 à 16:26 - Mise à jour à 16:26

Source: Le Vif

(Belga) Les femmes ayant subi une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes sont au nombre de 13.112 sur le territoire belge, estime une étude financée par le SPF Santé publique et présentée mercredi à la presse. L'étude, réalisée par deux chercheuses de l'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers, conclut également que 4.084 filles ou femmes habitant en Belgique sont "potentiellement à risque d'excision" de par leurs origines.

Plus de 13.000 femmes excisées vivent en Belgique

Par rapport à une étude similaire réalisée en 2008, le nombre de femmes "très probablement excisées" a plus que doublé (6.260 en 2008). "Cela est dû à la prise en compte de nouvelles données, notamment concernant l'Irak (où la prévalence des mutilations génitales féminines est de 8%, ndlr)", précise Fabienne Richard, une des chercheuses, qui pointe également "l'arrivée de femmes originaires de pays où l'excision est traditionnellement répandue, ainsi que la naissance d'une deuxième génération dans ces communautés". Les femmes habitant en Belgique et supposées excisées ou à risque de l'être sont en premier lieu originaires de Guinée (5.872 femmes), de Somalie (1.698) et d'Égypte (1.134), et s'installent prioritairement à Bruxelles. "Les mutilations génitales sont punies pénalement en Belgique", a rappelé la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx. Celle-ci a annoncé par ailleurs que "l'INAMI a décidé de reconnaître deux centres de référence (l'UZ Gand et le CHU St-Pierre)" qui devraient bientôt bénéficier d'un financement pour proposer une prise en charge globale (sexologie, psychologie, chirurgie...) aux femmes excisées. (Belga)

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