Peeters prêt à discuter de la TVA mais l'essentiel, c'est le handicap salarial

06/11/13 à 10:16 - Mise à jour à 10:16

Source: Le Vif

(Belga) Le ministre-président flamand, Kris Peeters (CD&V), s'est dit prêt à discuter plus avant d'une éventuelle diminution de la TVA sur l'électricité mais, à ses yeux, le plus important réside dans l'écart salarial qu'il veut combler pour permettre aux entreprise d'améliorer leur position concurrentielle, a-t-il expliqué mercredi lors de son arrivée au comité de concertation.

Peeters prêt à discuter de la TVA mais l'essentiel, c'est le handicap salarial

Au mois d'octobre, le gouvernement fédéral s'est accordé sur un nombre limité de mesures de relance. La suite du travail a été à la réunion du comité de concertation, qui rassemble le fédéral et les Régions, de ce mercredi. Parmi les mesures proposées, figure une réduction de la TVA sur l'électricité à 6 pc, soutenue par les socialistes flamands, les libéraux et le cdH mais qui n'a pas pu faire l'objet d'un accord jusqu'à présent. Le CD&V a exprimé ses réticences à plusieurs reprises. M. Peeters a toutefois tenu à mettre les points sur les "i": "C'est tout à fait faux de dire que c'est la discussion sur la TVA ou même nous qui bloquerions tout", a-t-il affirmé. Mardi, le MR visait deux partis, non seulement le CD&V mais aussi le PS. Etonnement mercredi dans les rangs socialistes: le parti n'est évidemment pas opposé à une mesure qui favorise le pouvoir d'achat mais s'interroge sur l'impact de la mesure en termes budgétaires, à l'heure où la Belgique assainit ses finances publiques, sur la compétitivité des entreprises puisque celles-ci peuvent déduire la TVA, sur son caractère linéaire qui en fera profiter les revenus les plus aisés de la même manière que les plus faibles et enfin en termes environnementaux. Les socialistes francophones craignent que la mesure agisse plus comme un effet d'aubaine. Le CD&V a par ailleurs mis l'accent sur le handicap salarial de la Belgique qu'il veut corriger "d'une manière sérieuse et à long terme". Selon le ministre des Finances, Koen Geens, la voie la plus praticable pour y parvenir est celle d'une révision de la loi de 1996 sur la compétitivité. Il est peu probable que la concertation débouche mercredi sur des accords importants. "Si quelques jours ou quelques semaines de travail sont encore nécessaires, pour moi, il n'y a pas de problème", a indiqué le vice-premier Open Vld, Alexander De Croo. (Belga)

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