Pédophilie: François dénonce "la complicité inexplicable" d'une partie du clergé

07/07/14 à 15:07 - Mise à jour à 15:07

Source: Le Vif

(Belga) Le pape François a dénoncé lundi "la complicité inexplicable" d'une partie du clergé à l'égard des prêtres et des évêques pédophiles, et promis qu'il "ne tolérerait aucun mal" fait à un mineur.

Pédophilie: François dénonce "la complicité inexplicable" d'une partie du clergé

Lors d'une messe dans sa résidence Sainte-Marthe, en présence de six victimes, trois hommes et trois femmes (deux Allemands, deux Britanniques, deux Irlandais), le pape argentin a affirmé que la douleur des victimes et les suicides "pèsent sur la conscience de l'Eglise". "Depuis un certain temps déjà, j'ai ressenti dans mon coeur une profonde peine et une souffrance" pour ces abus "si longtemps dissimulés, camouflés avec une complicité inexplicable", a-t-il dit dans une homélie. "Ce sont plus que des actions méprisables. C'est comme un culte sacrilège. Ces gens ont sacrifié ces garçons et ces filles à l'idole de leur propre concupiscence", a-t-il martelé, en évoquant "une profanation de l'image même créée par Dieu". "Je sais que ces souffrances sont la source d'une douleur émotionnelle profonde et qui souvent ne cesse pas. Beaucoup de ceux qui ont souffert de cette manière ont trouvé réconfort dans la voie de l'addiction. D'autres ont expérimenté des difficultés relationnelles, avec les parents, les épouses et les enfants", a poursuivi le pape. "Certains ont eu à affronter la terrible tragédie de la mort par suicide d'un de leurs êtres chers. Les morts de ces enfants si aimés de Dieu pèsent sur mon coeur et ma conscience, et sur celle de toute l'Eglise", a insisté Jorge Bergoglio. Le pape a encore "demandé pardon pour le péché d'omission de dirigeants qui n'ont pas répondu de manière adéquate à des dénonciations d'abus sexuels par des membres des familles ou par les victimes elles-mêmes". "Il n'y a pas de place dans l'Eglise pour ceux qui commettent ces abus, et je m'engage à ne pas tolérer que du mal soit causé à un mineur par un individu, qu'il soit religieux ou autre". Les évêques doivent agir "avec le plus grand soin" pour la protection des mineurs et ils "devront rendre des comptes" en cas d'abus commis dans leurs diocèses, a-t-il prévenu. (Belga)

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