Péage urbain - Le débat est loin d'être clos à Bruxelles

21/01/14 à 16:25 - Mise à jour à 16:25

Source: Le Vif

(Belga) La diffusion des résultats d'une étude selon laquelle l'option d'un péage urbain à Bruxelles n'aurait pas d'effet en dessous d'un montant de 12 euros par jour a permis de constater mardi que le débat était loin d'être clos dans la classe politique bruxelloise.

Péage urbain - Le débat est loin d'être clos à Bruxelles

Pour le chef du groupe cdH au parlement, Benoît Cerexhe, qu'elle soit à trois ou à douze euros, la formule est "inacceptable, antisociale, dangereuse pour l'emploi et une incitation à quitter Bruxelles pour les entreprises et pour la classe moyenne". M. Cerexhe estime que l'idée même d'un péage dit de zone, qui toucherait de la même manière les Bruxellois que les navetteurs, est tout aussi inadaptée, puisqu'elle pénaliserait très lourdement ceux qui font le choix de vivre à Bruxelles, dans un contexte où le coût de la vie et d'un logement incitent déjà les jeunes familles et la classe moyenne à quitter Bruxelles. Mêmes craintes du côté du MR en ce qui concerne le risque de délocalisations. Pour le chef du groupe libéral, Vincent de Wolf, ces dix dernières années, le gouvernement bruxellois et les formations PS, Ecolo et cdH, se sont montrés incapables de développer des alternatives sérieuses à l'automobile vers et dans Bruxelles. Du côté des FDF, le député-bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt, a un avis plus partagé. Pour lui, il sera indispensable de développer les transports en commun et les parkings de dissuasion en parallèle à la mise en place d'un péage urbain. Selon lui, deux tiers des déplacements entrants et sortants à Bruxelles se font en voiture, un usage intensif qui occasionne de nombreuses nuisances qui détériorent la qualité de vie et nuisent à l'activité économique". Le péage urbain est une des solutions pour sortir Bruxelles de la paralysie. Il faudrait toutefois un tarif double: l'un spécifique aux navetteurs (huit euros), l'autre pour les Bruxellois (trois ou quatre euros) qui contribuent déjà largement aux recettes bruxelloises, étant les seuls à payer les infrastructures routières bruxelloises et les transports en commun. (Belga)

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