Paul Magnette appelle à une extension du plan Marshall à Bruxelles

22/11/12 à 11:16 - Mise à jour à 11:16

Source: Le Vif

(Belga) Le ministre Paul Magnette appelle dans une interview au Vif/L'Express à des liens "beaucoup plus forts" entre la Wallonie et Bruxelles, "sur le terrain de l'économie et du logement". Il souhaite que le plan Marshall devienne "un projet commun de la Wallonie et de Bruxelles".

Paul Magnette appelle à une extension du plan Marshall à Bruxelles

Selon lui, "ce serait bien qu'il y ait des crédits bruxellois dans le plan Marshall". S'exprimant dans cette interview sur l'évolution socio-économique de la Belgique et de ses régions mais aussi de l'Europe et du monde, le politologue Paul Magnette revient sur l'avenir du pays, "indissoluble". Il n'y a "pas de voie de sortie", dit-il sur foi d'analyses juridiques, même en cas d'obligation de recourir à un plan B. Tout le monde est contraint de "jouer le jeu du compromis", conclut-il, voyant le communautaire comme un trait d'"identité" de la Belgique, et non comme une "pathologie". Dans ce contexte, il voit la N-VA comme "un micro-parti d'opposition, très radical, devenu brusquement un grand parti". Le problème est qu'il "n'y a pas d'adéquation entre son poids électoral et la réalité du parti derrière". Il s'agit, selon lui, d'un "agrégat idéologique autour d'un patronat flamand moins porté sur le dialogue social, moins enclin au compromis et un peu plus nationaliste". Bouleversant "les anciens équilibres", absent des outils de pilotage économique comme la banque centrale, il s'agit d'un parti "en dehors du système". Dans cet entretien, Paul Magnette évoque également le commerce mondial qui a besoin de régulation, de "clauses environnementales et sociales". Il défend une lourde taxation des produits chinois polluants et ou ne respectant pas les travailleurs. Appelé à quitter prochainement le gouvernement fédéral pour ceindre l'écharpe maïorale à Charleroi, Paul Magnette s'affirme de plus en plus comme l'une des voix qui comptent au parti socialiste, certains voyant en lui le successeur d'Elio Di Rupo à la présidence. (KAAT DEPOORTER)

Nos partenaires