Papouasie-Nouvelle-Guinée: 49 détenus s'évadent, dont un présumé cannibale

24/03/13 à 08:39 - Mise à jour à 08:39

Source: Le Vif

(Belga) Une vaste chasse à l'homme était engagée dimanche en Papouasie-Nouvelle-Guinée pour retrouver 49 détenus évadés de la prison de Madang (est), dont le chef d'une secte, surnommé le "Jésus noir", condamné pour pédophilie et soupçonné de cannibalisme, selon les médias australiens.

Arrêté en 2007, Stephen Tari, un ancien pasteur luthérien, a été reconnu coupable en 2010 du viol de jeunes filles membres de sa secte d'inspiration chrétienne, et condamné à 10 ans de prison. A l'époque, il avait des milliers de partisans et une armée de garde du corps. Dans ses prédications, il affirmait, en invoquant une prophétie divine, que des jeunes filles devaient se "marier" avec lui. Son mouvement était soupçonné de pratiquer le cannibalisme et des sacrifices rituels mais il n'a jamais été poursuivi pour ces chefs. L'évasion s'est produite jeudi au changement de service des surveillants de l'établissement pénitentiaire, selon le porte-parole de l'administration carcérale, Richard Mandui, interrogé par la télévision publique australienne ABC. "Ces personnes sont très, très dangereuses et pourraient être armées", a précisé le chef de la police locale, Jacob Bando. Les croyances en la sorcellerie restent très répandues dans ce pays pauvre du Pacifique. Le cannibalisme survient parfois. L'an dernier, la police a arrêté des dizaines de personnes liées à une secte cannibale accusée d'avoir tué au moins sept personnes, d'avoir mangé leurs cervelles et d'avoir fait de la soupe avec leurs pénis. (CLA)

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