Pape - Les associations homosexuelles et lesbiennes ne s'attendent pas à un miracle

14/03/13 à 14:00 - Mise à jour à 14:00

Source: Le Vif

(Belga) Pour différentes associations homosexuelles et lesbiennes belges et internationale, l'élection d'un nouveau pape à la tête de l'Eglise catholique, mercredi soir, ne suscite que peu d'espoir pour les droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres et intersexuées, indépendamment de leur foi.

Pour le président de l'asbl Tels Quels, Michel Verbruggen, les prises de position de l'archevêque de Buenos Aires sur le mariage homosexuel et l'adoption par des couples homosexuels dans son propre pays, "montre un ancien cardinal en parfait accord avec la ligne dure du Vatican sur le sujet". "Pour être tout à fait honnête, je n'attends pas grand chose de neuf du pape François", poursuit M. Verbruggen. "Attendons une première prise de position claire en tant que nouveau pape. Mais, de notre côté, nous souhaiterions, qu'en tant qu'autorité morale, il s'abstienne de diffuser des discours durs à l'encontre de nos communautés. Un jeune homosexuel, issu d'un milieu catholique, qui subit ce genre de discours va vivre et assumer difficilement la révélation de son homosexualité". Même tonalité du côté de l'association flamande Çavaria. "Lors du débat sur les questions homosexuelles en Argentine, la présidente Fernandez de Kirchner, s'était exclamée que la réaction de Jorge Mario Bergoglio rappelait l'époque de l'inquisition". Çavaria rappelle aussi que l'ancien cardinal a traité le mouvement homosexuel argentin de "démon originel". Pour la fédération internationale des gays et lesbiennes, ILGA, l'unique espoir, peu probable, est de voir "ce pape engagé dans la lutte contre l'injustice de la pauvreté peut-être attentif aux personnes marginalisées en raison de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre". Enfin, Arc-en-Ciel Wallonie, la Fédération wallonne des associations LGBT (lesbiennes, gays, bis et transgenres) estime que "celui qui s'attendait à un pape 'gay friendly' peut encore attendre longtemps vu la hiérarchie vaticane. L'Église est en décalage total par rapport à la société, et de ses propres ouailles également. Selon nous, l'autorité morale de Rome n'a plus aucune importance sur le sujet". (DEL)

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