Ouverture du dialogue tunisien de sortie de crise après un nouvel imbroglio

05/10/13 à 14:26 - Mise à jour à 14:26

Source: Le Vif

(Belga) Le lancement solennel du "dialogue national" réunissant l'opposition, les islamistes au pouvoir et leurs alliés a débuté samedi à Tunis avec plusieurs heures de retard après un nouveau désaccord entre les deux camps censés négocier la sortie d'une profonde crise politique.

Ouverture du dialogue tunisien de sortie de crise après un nouvel imbroglio

"Je veux vous remercier d'entrer dans ce dialogue car vous ouvrez la porte de l'espoir pour les Tunisiens et Tunisiennes", a déclaré au début de la réunion Houcine Abassi, le secrétaire général du Syndicat UGTT et principal médiateur de la crise. "La Tunisie passe par une crise politique, économique, sociale sans précédent qui nécessite des mesures audacieuses", a-t-il dit devant le président Moncef Marzouki, le Premier ministre Ali Larayedh et une assemblée d'élus, de responsables de partis, . Selon la feuille de route établie par les médiateurs, le gouvernement doit s'engager samedi à démissionner dès la formation d'un nouveau cabinet d'indépendants dans un délai maximum de trois semaines. Le retard du début de ce dialogue, prévu à l'origine à 08h00 GMT, a été provoqué par un refus de la coalition dirigée par le parti islamiste Ennahda de signer formellement cette feuille de route qui prévoit aussi l'adoption de la Constitution d'ici un mois. Aucune indication n'a été donnée dans l'immédiat sur la manière dont la dispute avait été réglée. La vie politique tunisienne est paralysée depuis le 25 juillet et l'assassinat du député d'opposition Mohamed Brahmi. Après deux mois de médiation, partisans et opposants des islamistes ont accepté de négocier une solution consensuelle à la crise. Le lancement samedi du dialogue revêt un caractère largement solennel, les discussions ne devant réellement commencer qu'en début de semaine prochaine. (Belga)

Nos partenaires