Nucléaire: le guide suprême iranien soutient les négociations

09/04/14 à 16:42 - Mise à jour à 16:42

Source: Le Vif

(Belga) Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a renouvelé mercredi son soutien aux négociations nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances, dont des représentants sont réunis à Vienne, tout en écartant un arrêt du programme nucléaire de Téhéran.

Nucléaire: le guide suprême iranien soutient les négociations

L'Iran a accepté de négocier sur son programme, soupçonné par les Occidentaux et Israël de cacher un volet militaire, pour "briser l'atmosphère hostile envers la République islamique" et "ces négociations doivent continuer", a déclaré l'ayatollah Khamenei. Les délégations iraniennes et celles du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) ont conclu mercredi à Vienne une troisième séance de discussions sur un projet d'accord global qui mettrait fin à la crise du nucléaire iranien. Ces négociations, qui vont dans le bon sens selon les deux parties, doivent se poursuivre le 13 mai à Vienne. Mais "malgré la poursuite de ces négociations, les activités de recherche et de développement nucléaires ainsi que les succès de l'Iran en matière nucléaire ne s'arrêteront jamais", a assuré M. Khamenei dans un discours devant des scientifiques, dont le texte a été publié sur son site internet (www.khamenei.ir). L'ayatollah Khamenei a également rappelé que "la politique irrévocable de la République islamique est de ne pas posséder d'armes nucléaires". Il a aussi souhaité que les relations avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) soient "conventionnelles et pas extraordinaires", sans donner plus de détail. L'AIEA, qui inspecte régulièrement certains sites nucléaires iraniens, tente depuis plusieurs années de déterminer si l'Iran a travaillé à la mise au point de la bombe atomique avant 2003, voire ensuite. Téhéran a toujours nié vouloir se constituer un arsenal nucléaire. Le président Hassan Rohani, élu en juin 2013, a relancé les discussions, bloquées depuis plusieurs années. Mais le gouvernement est critiqué par certains membres de l'aile dure du régime, qui dénoncent des concessions trop importantes accordées selon eux aux Occidentaux. (Belga)

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