Nucléaire iranien - Une proposition de loi pour faire de l'enrichissement à 60% en cas de nouvelles sanctions

25/12/13 à 15:31 - Mise à jour à 15:31

Source: Le Vif

(Belga) Une centaine de députés iraniens ont déposé une proposition de loi pour demander au gouvernement de faire de l'enrichissement d'uranium à 60% en cas de nouvelles sanctions décidées par les puissances occidentales, ont rapporté mercredi les médias iraniens.

"Si les autres pays (du groupe 5+1) renforcent les sanctions, imposent de nouvelles sanctions ou violent les droits nucléaires de la République islamique, le gouvernement sera immédiatement dans l'obligation d'augmenter le niveau d'enrichissement d'uranium à 60% pour assurer les besoins du pays pour équiper des navires (à propulsion nucléaire, ndlr) et de démarrer le réacteur à eau lourde d'Arak", a déclaré le député Mehdi Moussavi-nejad, signataire de ce projet. Cette proposition de loi a été déposée mercredi et doit encore être approuvée par le parlement qui compte 290 membres. Selon l'accord conclu le 24 novembre à Genève entre l'Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne), Téhéran a accepté notamment de suspendre pour une durée de six mois son enrichissement d'uranium à 20% pour le limiter à moins de 5% et de ne pas installer les équipements du réacteur à eau lourde d'Arak, actuellement en construction. En contrepartie, les pays occidentaux ont accepté de ne pas imposer de nouvelles sanctions et de lever partiellement les sanctions déjà imposées. Le réacteur à eau lourde d'Arak, toujours en construction, pourrait produire du plutonium, utilisable - s'il est retraité - pour la fabrication de l'arme atomique. Dans l'accord de Genève, l'Iran s'est engagé à ne pas construire d'usine de retraitement de plutonium, ce qui l'empêchera de fait de l'utiliser à des fins militaires. Des négociations difficiles ont été engagées entre les experts de l'Iran et des pays du groupe 5+1 pour se mettre d'accord sur un "plan d'application" de l'accord de Genève. Ces négociations ont été interrompues pendant les vacances de Noël. (Belga)

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