Mobilité - Picqué juge absurde la décision du Conseil d'Etat concernant Le RER

18/12/12 à 19:08 - Mise à jour à 19:08

Source: Le Vif

(Belga) "Consternant", a dit mardi le ministre-président bruxellois Charles Picqué à propos de l'annulation, à deux reprises, par la dixième chambre néerlandophone du Conseil d'Etat du permis accordé par la Région bruxelloise pour la mise à quatre voies de la ligne 124 entre Bruxelles et Nivelles, à hauteur d'Uccle.

Pour le Conseil d'Etat, le projet concerne indirectement la Région flamande parce qu'une petite partie de la gare de Linkebeek non directement concernée par les travaux est située sur son territoire. Les documents officiels de l'enquête publique auraient donc être présentés uniquement en néerlandais à Bruxelles. Soulignant qu'il n'avait pas pour habitude de commenter les décisions de justice, Charles Picqué a dénoncé mardi "une absurdité juridique basée sur une interprétation stricte de la loi sur l'emploi des langues en dépit du bon sens et de l'intérêt général". Pour lui, la gestion d'un projet d'intérêt général est "mise à mal par des considérations linguistiques incompréhensibles. On ne peut que s'étonner de voir des magistrats adopter des positions semblant plus relever du parti-pris politique que du contrôle objectif de la légalité au détriment des besoins de la population". Toujours selon le ministre-président bruxellois, c'est d'autant plus absurde que, selon cette jurisprudence du Conseil d'État, Infrabel et la Région bruxelloise devraient reprendre la procédure depuis le début, et que celle-ci devrait avoir lieu exclusivement en néerlandais. Pour M. Picqué, s'il est vrai que les citoyens concernés par des travaux sur le territoire de la Région bruxelloise doivent pouvoir consulter le dossier dans les deux langues nationales, c'est un non sens d'introduire un permis exclusivement en néerlandais dans une Région bilingue. D'après lui, la Région bruxelloise et Infrabel recherchent actuellement des solutions qui permettraient d'éviter l'arrêt des travaux et d'importants retards dans leur réalisation. (BENOIT DOPPAGNE)

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