Mélenchon radicalise son discours mais se défend de tout antisémitisme envers Moscovici

25/03/13 à 08:41 - Mise à jour à 08:41

Source: Le Vif

(Belga) Jean-Luc Mélenchon s'est trouvé dimanche, à l'issue du 3ème congrès du Parti de gauche à Bordeaux, au coeur d'une polémique, non sur la radicalisation de son discours contre le gouvernement et l'Union européenne, mais à propos des accusations d'antisémitisme envers Pierre Moscovici, ce dont il s'est défendu énergiquement.

Mélenchon radicalise son discours mais se défend de tout antisémitisme envers Moscovici

Samedi, un de ses proches, François Delapierre, avait lancé à la tribune que le ministre de l'Économie faisait partie des "17 salopards de l'Eurogroupe" qui font pression sur Chypre. Interrogé par la presse sur ces propos, Jean-Luc Mélenchon avait répondu samedi que le ministre de l'Économie avait "un comportement de quelqu'un qui ne pense plus en français, qui pense dans la langue de la finance internationale", selon la bande son de ses propos diffusée dimanche soir sur le site de l'hebdomadaire Politis. Un débat est né sur la teneur précise des déclarations de M. Mélenchon, des internautes et des journalistes estimant que la version initialement diffusée prêtait plus le flanc à l'accusation d'antisémitisme. Le 1er secrétaire du PS, Harlem Désir a demandé samedi au coprésident du Parti de gauche de "retirer" ses propos "inacceptables", et ce "vocabulaire des années '30". Dimanche, sur France 5, il lui a reproché "d'hystériser" le débat politique. Pierre Moscovici, qui est d'origine juive, a déclaré dimanche que M. Mélenchon "est en train, par détestation de la social-démocratie, par détestation du parti socialiste, de franchir certaines bornes". " "J'ignorais quelle était la religion de Pierre Moscovici et je n'ai pas l'intention d'en tenir compte dans l'avenir, pas davantage que dans le passé", a dit dimanche M. Mélenchon lors du meeting de clôture du congrès. "Mais si un jour parce qu'il est juif", Pierre Moscovici était menacé, "il nous trouverait tous, comme un seul corps, pour le défendre", a-t-il ajouté sous les applaudissements de la salle. (FEJ)

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