Meeting du Vlaams Belang au Vaudeville - Le militant de gauche blessé par des policiers fédéraux dont la Ville ignorait la présence

28/04/14 à 21:02 - Mise à jour à 21:02

Source: Le Vif

(Belga) Le militant de gauche blessé par les forces de l'ordre lors des troubles survenus le 3 avril dernier à l'occasion du meeting du Vlaams Belang prévu au Théâtre du Vaudeville, au coeur de Bruxelles, l'a été par des agents de la police fédérale en civil dont la présence n'avait pas été portée à la connaissance de la Ville de Bruxelles, a affirmé lundi soir le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur, devant le conseil communal.

Meeting du Vlaams Belang au Vaudeville - Le militant de gauche blessé par des policiers fédéraux dont la Ville ignorait la présence

Selon le bourgmestre, l'intervention de la police fédérale à l'égard de ce manifestant ne cadrait pas du tout "avec les instructions qui avaient été données à la police locale". Le bourgmestre était interrogé par l'élue écologiste Catherine Lemaître sur les incidents qui ont fait suite à la décision du Conseil d'Etat de suspendre, à quelques minutes du meeting de l'organisation de l'extrême droite flamande, l'interdiction des manifestations annoncées par des activistes d'extrême droite et des militants anti-fascistes. Parmi ces derniers, un homme d'une soixantaine d'année avait été blessé par des policiers en civil. Selon Catherine Lemaître, le groupuscule d'extrême droite Nation a pu agir en toute impunité pendant une dizaine de minutes. Des policiers en civil qui ne portaient aucun signe lié à leur fonction sont par contre intervenus beaucoup plus rapidement à l'égard des opposants à l'extrême-droite, frappant un militant sexagénaire à la base du crâne et le rouant de coups. Yvan Mayeur a annoncé l'envoi d'un courrier demandant des explications à la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet (cdH, et par ailleurs cheffe de file de l'opposition cdH à la Ville), sur cette intervention des policiers fédéraux. Au-delà de cela, "chaque fois que la presse fait état de violences policières dans la zone de police, je demande des explications au chef de corps", a-t-il dit. A ses yeux, "le comportement des 2.641 collaborateurs de la zone doit être irréprochable". Le bourgmestre s'est dit favorable à une "tolérance zéro" en matière de violence policière, "pour soutenir les policiers qui, dans leur majorité, font leur travail de manière exemplaire", a-t-il encore dit. (Belga)

Nos partenaires