Plastique fantastique

02/05/18 à 21:00 - Mise à jour à 16:21
Du Le Vif/L'Express du 03/05/18

Aussi bien sculpteur que metteur en scène, Pietro Marullo signe avec Wreck un spectacle à mi-chemin entre la danse et la marionnette, où le créateur devient créé, où l'être humain est celui qui manipule autant qu'il est manipulé. Une proposition visuelle somptueuse, propulsée par le son, qui fait palpiter l'imaginaire.

Le point de départ plastique (dans tous les sens du terme) de Wreck se situe dans le premier spectacle monté par Pietro Marullo, après ses études de mise en scène à l'Insas, à Bruxelles. Créé en 2015, Arance (" oranges " en italien) tissait un lien poétique entre les cueilleurs d'oranges dans le sud de l'Italie et ceux qui en consomment le jus, acheté au supermarché, à l'autre bout de la chaîne. L'occasion pour le metteur en scène napolitain d'évoquer les conditions de vie, proches de l'esclavage, des travailleurs immigrés employés par les agriculteurs. " On me paie 2 euros 50 par tonne d'oranges récoltées et pour récolter une tonne, c'est presque une heure de travail. Je me lève à 4 heures du matin et je travaille jusque 17 ou 18 heures, pour une vingtaine d'euros au total. Puis, je dois payer le transport en camionnette, l'eau et le sandwich. Après, il ne me reste pas grand-chose. Et si tu t'endettes, tu dois travailler encore plus ", y racontait en voix off Ahmed, Ghanéen de 28 ans, arrivé en Calabre en 2008 via Lampedusa. Une des scènes d' Arance déployait dans un mouvement aérien évoquant la mer une de ces bâches noires que l'on utilise pour couvrir les champ...

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