Lord of the ring

09/05/18 à 21:00 - Mise à jour à 13:14
Du Le Vif/L'Express du 10/05/18

Metteur en scène turc basé en Belgique depuis 1993, Mesut Arslan, un des visages du KVS, aime bouleverser les codes théâtraux et les habitudes des spectateurs. La preuve à Istanbul et à Bruxelles.

Quand on discute avec Mesut Arslan, que ce soit à Istanbul, au lendemain d'un de ses spectacles en turc surtitré, ou à Bruxelles à la veille de dévoiler les premiers bancs d'essai de son nouveau projet sur Hamlet pour le KVS (1), il ne faut pas très longtemps avant qu'arrive dans la conversation la dichotomie qui le travaille depuis plusieurs années : linéaire versus circulaire, une grille de lecture pour interpréter le monde. " L'homme, qui vient de la nature, était autrefois à 100 % circulaire. Il avait un temps circulaire, une vie circulaire, basée sur les besoins, comme un animal, explique-t-il. Le circulaire, c'est l'instinct, l'inconscient, l'Orient. Le linéaire, c'est la pensée, la conscience, l'Occident. En grandissant, l'enfant part du circulaire et il apprend à devenir linéaire. On avait l'image, circulaire, puis on a eu l'écriture, linaire. La carrière, c'est linéaire alors que le bonheur, c'est circulaire. On peut planifier une carrière, mais pas le bonheur. "
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires