Les indices que les députés n'ont pas voulu voir

29/11/17 à 21:00 - Mise à jour à 11:55
Du Le Vif/L'Express du 01/12/17

Les relevés téléphoniques d'Alain Mathot et de son corrupteur présumé, qui est en aveux, révèlent que les deux hommes ont très bien pu se croiser une douzaine de fois à Paris en 2006-2008, pour s'échanger des enveloppes de cash totalisant 700 000 euros. Dans cette affaire, le député-bourgmestre de Seraing a pris, selon un enquêteur, " des précautions qu'habituellement seuls les mafieux utilisent ".

" Je voudrais faire une déclaration et vous dire la vérité. " Philippe Leroy, patron d'Inova France, vient de s'entretenir quelques minutes avec son avocat. Il est 17 h 37, ce mercredi 16 novembre 2011. Le juge Philippe Richard l'a privé de liberté le matin même. Le magistrat liégeois vient de déstabiliser Leroy en lui mettant sous le nez sa correspondance privée avec son comparse Alain Basilien, ex-échevin (PS) des finances de Honnelles (Hainaut) et roi des factures bidon. Les deux hommes travaillent ensemble depuis des années. A la demande de Leroy, Basilien envoie des fausses factures à Inova, qui les paie sans poser de questions. Cela permet de sortir des fonds d'Inova, sous une apparente légalité. Mais aucun service n'est fourni en échange. Les deux hommes " noircissent " de l'argent. C'est l'inverse du blanchiment : ils le sortent de l'économie légale pour pouvoir payer des commissions occultes. A qui ? Des intermédiaires, qui ont permis à Inova de remporter certains marchés.
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