Les encens du juge

11/10/17 à 21:00 - Mise à jour à 17:01
Du Le Vif/L'Express du 13/10/17

Une personnalité dévoile ses oeuvres d'art préférées. Celles qui, à ses yeux, n'ont pas de prix. Pourtant, elles en ont un. Elles révèlent aussi des pans inédits de son parcours, de son caractère et de son intimité. Cette semaine : le juge d'instruction bruxellois Michel Claise.

Face au palais de justice de Bruxelles, un café se cramponne aux pavés d'une rue pentue des Marolles. Un bistrot d'habitués où on laisse son sac sur la banquette quand on sort fumer et dans lequel les consommations sont notées à la main sur du papier quadrillé juste derrière la pompe à bière. Il y fait un peu sombre, on y trouve des bières spéciales et des inscriptions en marollien, les pieds des tables sont larges et les chaises lourdes. Ici, tout le monde se connaît ; on caresse le chat, on se tutoie, on s'embrasse pour se saluer et on se tape dans le dos avant de rentrer chez soi. On y rencontre surtout tout ce que le palais de justice peut compter comme bonnes volontés. Des avocats qui tirent leurs dossiers d'assises dans de grandes valises, des magistrats qui discutent du programme du week-end en commandant des chopes au bar et des enquêteurs qui, avec leurs jeans et veste en cuir, semblent sortis d'une série télé. Dans cette ambiance qui sent la bière et la vieille brique, on y célèbre avec émotion le départ à la retraite de la greffière, le plaisir d'avoir bouclé une belle affaire ou simplement la joie d'être déjà vendredi soir.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires