Le jeu de la vérité

25/04/18 à 21:00 - Mise à jour à 13:54
Du Le Vif/L'Express du 26/04/18

Avec l'urgent et touchant Dos au mur, le romancier Nicolas Rey, après avoir tutoyé l'abîme, s'attelle à enfin jouer cartes sur table avec son entourage. Non sans lancer une partie de mentir-vrai entre amour solaire voué à fondre, fantasmes du monde éditorial et tendresse de sa tribu. Rencontre avec stigmates.

"J'écris parce que je vais crever. Dans quelques mois, quelques semaines, je vais crever. " Dans Dos au mur (1), son roman à la première personne arc-bouté vers le vrai, Nicolas Rey dresse un constat sans fard de ses propres constantes médicales. Dandy mi-insouciant mi-cynique, adoubé par Frédéric Beigbeder, prix de Flore en 2000 pour Mémoire courte, luciole cathodique provocatrice sur les plateaux de Thierry Ardisson, complice radio de Pascale Clark, l'auteur d' Un léger passage à vide y charrie désormais ses excès (alcool, nuits blanches, cocaïne) dans ses hanches en céramique et son pancréas en vrac. Par contraste avec cette lourde addi(c)tion, sa famille est un filet de sécurité bienveillant. A travers les pages, elle l'empêche de s'écorcher davantage à la réalité brutale des dettes, du sursis médical, d'une relation passionnée avec une certaine Joséphine qui s'éteint. L'ultime dépendance, cathartique, ne serait-elle pas, au fond, le soutien inconditionnel des siens ?
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