La timide ouverture au monde

29/11/17 à 21:00 - Mise à jour à 14:18
Du Le Vif/L'Express du 01/12/17

Le Vif/L'Express montre, à travers les trente-deux pays qualifiés pour la Coupe du monde 2018, combien le sport roi et la politique sont intimement liés. Cinquième volet : comment l'Arabie saoudite retrouve le chemin du Mondial, douze ans après, à l'heure où le régime amorce des réformes et compte bien utiliser le ballon rond pour séduire.

Le football est une seconde religion en Arabie saoudite. Et le prince héritier du royaume, Mohammed ben Salman al-Saoud, entend bien être son nouveau prophète. " MBS ", comme on le surnomme, a parfaitement compris toute l'importance de conquérir le coeur des supporters. Tant pour asseoir son autorité que pour imposer le virage réformateur de son programme Vision 2030 (Le Vif/L'Express du 17 novembre). " Le football est le seul rival de l'islam dans le Moyen-Orient ", constate James Dorsey, journaliste américain et chercheur au Middle East Institute, qui a fait de ce thème son principal sujet d'étude. " Les jeunes Saoudiens vont plus souvent dans les stades que dans les mosquées, prolonge Ali al-Ahmed, opposant au régime et fondateur de l'Institut pour les affaires du golfe Persique, un groupe de réflexion basé à Washington. Plus que la religion, le football peut être au centre de toute révolution. " Traduction : les amateurs de ballon rond, sport ultrapolitisé depuis toujours par le régime, doivent être choyés.
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