La neige, nous la fabriquons nous-mêmes

25/10/17 à 21:00 - Mise à jour à 17/01/18 à 14:42

Le négationniste le plus obstiné est obligé de le reconnaître : les choses ont changé sur le plan climatique. Voilà plusieurs saisons que les amateurs de sports d'hiver sont confrontés au problème. Le temps est révolu où une épaisse couche de neige était garantie aux vacances de Noël. Au même titre d'ailleurs que les quelques semaines de ski après Pâques.

Revenons un instant à l'hiver 2016-17. À la mi-décembre, nous déjeunions sur la terrasse en manches courtes. Le soleil brillait, les versants sud des collines et tout ce qui se trouvait à moins de 2 000 m étaient vert gazon. La première semaine de janvier, nous avions connu une grande tempête de neige mais, deux semaines plus tard, pratiquement plus aucune trace. Tout fondait littéralement. Pourtant, sur les pistes, les conditions étaient plus qu'acceptables. Une étude publiée en Suisse, au début de cette année, précise sans détour que d'ici 2035, selon le scénario le plus favorable, on ne trouvera de la neige qu'à plus de 2 000 m. Ce qui implique incontestablement la fermeture de nombreuses stations. À l'horizon du prochain changement de siècle, cette limite se situerait même à 3 000 m si nous ne mettons pas un terme au réchauffement climatique. Suivant cette hypothèse, la neige artificielle deviendrait une nécessité absolue.
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