Feu à volonté

11/10/17 à 21:00 - Mise à jour à 17:01
Du Le Vif/L'Express du 13/10/17

On connaissait le joaillier, le collectionneur, le mécène, l'homme du monde... C'est pourtant un autre Jean Boghossian, le plasticien incendiaire, qu'a consacré la dernière Biennale de Venise.

Avril 2017, Dorsoduro, l'un des quartiers historiques de la Sérénissime. Une foule nombreuse se presse devant le palais Zenobio. Un verre de bellini à la main, le breuvage officieux de la manifestation, les curieux admirent stucs et dorures de ce palazzo acquis au xixe siècle par la communauté arménienne afin d'en faire le Collegio Armeno Moorat-Raphael. But de l'opération ? Y former l'élite de sa jeunesse. Autres temps, autres moeurs, le bâtiment des pères mekhitaristes accueille cette fois une sélection d'oeuvres passées par le chalumeau de Jean Boghossian. Le mécène bien connu en Belgique, ne serait-ce que par la fondation éponyme logée au coeur de la Villa Empain, a la lourde responsabilité de représenter son pays d'origine à l'occasion de la 57e édition de la Biennale de Venise (jusqu'au 26 novembre). Parmi les visiteurs avertis, certains ne cachent pas leur scepticisme. Ce cadre majestueux, notamment la salle des miroirs et les fresques notoires portant la signature de Giambattista Tiepolo (1696 - 1770), ne risque-t-il pas de ne faire qu'une bouchée esthétique de Fiamma Inestinguibile, un ensemble de pièces marquées par la combustion ? Le suspense ne dure pas longtemps. Les portes du palais à peine ouvertes, l'évidence saute aux yeux des invités : Livres brûlés, Stèles en polystyrène et autres toiles marquées par la flamme...

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