Cher Eugène Ionesco,

30/05/18 à 21:00 - Mise à jour à 13:04
Du Le Vif/L'Express du 31/05/18

Difficile de ne pas être intimidé au moment de prendre mon plus beau papier à lettres virtuel pour vous écrire : vous avez beaucoup compté dans ma jeunesse. Je l'avoue, ces dernières années, j'ai été happé par des écrivains plus contemporains. Et je vous ai un peu négligé. Pourtant, votre théâtre de l'absurde est toujours d'une brûlante acuité. Rhinocéros date de 1959. Vous aviez 50 ans au moment d'écrire cette pièce qui commence à une terrasse de bistrot, sur une petite place. Très vite, et sans que le spectateur puisse le constater visuellement, la réalité se distord : des rhinocéros s'insinuent dans la ville. En réalité, ce sont des homme...

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